Coronavirus - Ne payez pas pour faire un test rapide!
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CoronavirusNe payez pas pour faire un test rapide!

Même pour partir en voyage, aucuns frais ne doivent vous être facturés pour ce genre d’examen, ceci depuis le 26 juin. Ceux qui ont payé entre-temps doivent demander un remboursement.

par
Michel Pralong
La Confédération confirme qu’elle prend désormais en charge les tests rapides, quelle que soit la raison du dépistage, voyage compris.

La Confédération confirme qu’elle prend désormais en charge les tests rapides, quelle que soit la raison du dépistage, voyage compris.

HUG

À l’approche des départs en vacances, savoir quelle précaution sanitaire prendre suivant le pays dans lequel on se rend relève du casse-tête: vaccination, déclaration sur l’honneur, preuve d’un test négatif… Il faut absolument se renseigner quelques jours à l’avance sur les sites officiels des gouvernements respectifs ou, par exemple, sur celui du TCS. Et ne pas hésiter à les consulter jusqu’au dernier moment, les règles changeant très rapidement.

Pour les non-vaccinés, certains pays se contentent de demander une preuve d’un test antigénique rapide négatif. Qui a le grand avantage d’être gratuit, ce qui n’est pas le cas du PCR. Sauf que… beaucoup de ceux qui les proposent font payer des frais. De 10 à 15 francs dans certaines pharmacies, 50 francs pour le centre de dépistage de l’EPFL ou même 82 fr. 50 à la Clinique Cecil de Lausanne, comme l’a relevé «24 heures». Motif invoqué: les frais d’établissement du certificat de voyage. Alors que, le 23 juin, le Conseil fédéral a décidé que les tests rapides antigéniques étaient désormais pris en charge, quelle que soit la raison du dépistage. Donc pour les voyages également.

«C’est exact, nous confirme Martine Ruggli, présidente de pharmaSuisse. Nous avons communiqué cela le 24 juin à toutes les pharmacies membres de notre société. Le test et son certificat sont gratuits. C’est une décision récente, donc nous sommes dans une situation transitoire où tout le monde n’a pas encore appliqué la mesure».

Le Conseil fédéral a communiqué cette décision le 26 juin. Ce qui signifie que tous ceux qui ont fait un test rapide et reçu leur certificat officiel de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) avec QR code mais qui ont tout de même dû payer des frais doivent demander au centre ou à la pharmacie qui a fait le test de se faire rembourser, nous confirme l’OFSP. Que ce soit d’ailleurs pour un voyage ou non: un test rapide pour pouvoir entrer à une manifestation en Suisse est aussi pris en charge.

«Ce n’est pas aux clients de payer»

C’est également ce que préconise la Fédération romande des consommateurs. «Nous plaidons depuis ce printemps pour que les tests soient remboursés même en cas de voyage, précisément pour éviter l’imbroglio observé ces jours, explique Yannis Papadaniel, responsable santé à la FRC. Nous conseillons de contester toute facture, au moins celles émises à compter du 1er juillet, voire du 26 juin. Les modalités de financement par la Confédération couvrent les frais pour l’émission du certificat, ce ne sont donc pas aux clients de les payer.

Ce que reconnaissent d’ailleurs le plus souvent ceux qui ont facturé des frais, comme le centre de l’EPFL: «Le flou lié aux phases de transition fait que des certificats imprimés avec tampon et signature ont pu être facturés alors qu’ils n’auraient plus dû l’être. Dans ce cas, le Centre de tests de l’EPFL remboursera naturellement les clients qui lui en feront la demande», nous communique le service de presse de l’École polytechnique.

Cette gratuité n’est pas la seule chose qui a changé depuis le début du mois, selon Martine Ruggli. «Avant, seul un test rapide par personne et par semaine était pris en charge. Dorénavant, c’est un par jour, si nécessaire». Des frais peuvent tout de même être rajoutés au test rapide. Si la personne qui se fait tester à besoin de conseils spéciaux (sur son état de santé ou liés à sa destination) et donc que la consultation doit durer un certain temps, le prestataire peut la facturer. Mais il doit impérativement le signaler avant, libre alors au patient de refuser. , Ce qui n’empêche pas qu’il puisse faire le test rapide sans frais.

Prix très variable pour les PCR

Le conseil est donc de bien se renseigner auprès de l’endroit choisi pour aller faire son test rapide afin de s’assurer que celui-ci sera gratuit. Les règles sont un peu différentes pour les tests PCR. Rappelons que ceux-ci ne sont pris en charge par la Confédération que sous certaines conditions (prescription médicale, symptômes, confirmation d’un test rapide ou autotest positif). Si l’on doit en faire un parce que le pays dans lequel on se rend l’exige, il est la charge du patient. «Et comme son prix est libre, certains le facturent plus de 200 francs» a constaté Martine Ruggli. Mieux vaut donc chercher ceux qui le font payer autour des 135 francs, prix que paie la Confédération pour les tests qu’elle prend à sa charge. «Sinon, un conseil pour les familles qui partent en voyage, c’est de faire un test PCR salivaire «poolé», où les salives sont mélangées, avant de faire un seul test PCR, c’est bien moins cher, dit la présidente de pharmaSuisse. Mais si le test est positif, tout le groupe doit se retester, ce qui risque de mettre en danger le départ en vacances». Ce genre de test n’est toutefois pas possible partout, notamment suivant les cantons.

Pour les voyageurs, notamment ceux qui prennent l’avion, Cointrin a aménagé un centre de test dans le terminal 2. On peut y faire des tests rapides gratuits (résultat en 15 minutes) ou des PCR dans les narines (150 francs) ou salivaires (155 francs) avec un résultat dans les 24 heures, mais il faut impérativement prendre rendez-vous. On peut même effectuer un test PCR en urgence, avec résultat le jour même ou dans la nuit si effectué avant 16 h 30 ou le lendemain avant midi si fait après cette heure. Mais il sera facturé 50 francs de supplément.

Autotests payants pour les vaccinés

Enfin rappelons que les autotests (qui ne sont pas suffisants comme preuve pour voyager) sont toujours distribués gratuitement en pharmacie, sauf pour les personnes entièrement vaccinées. Leur charge virale si elles s’avèrent infectées risque en effet de ne pas être suffisante pour être détectée. Reste que ces personnes peuvent tout de même en acheter, par exemple si elles savent qu’elles vont être en contact avec des gens à risque, car si l’autotest signale qu’elles sont positives, cela veut dire qu’elles ont tout de même une charge virale forte et donc qu’elles sont susceptibles de contaminer l’autre.

Vacciné, oui, mais depuis quand?

Le moyen le plus sûr pour voyager tranquille reste d’être totalement vacciné. Surtout dès le 9 juillet, date à laquelle le certificat Covid suisse sera reconnu par l’Union européenne. Reste toutefois à faire attention: certains pays (et compagnies aériennes) considèrent qu’une personne est totalement vaccinée seulement un certain temps après avoir reçu sa dernière piqûre (souvent 2 semaines). Alors que le certificat suisse est valable dès le jour de cette piqûre. Mieux vaut là aussi bien se renseigner avant.

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