Test: «Need For Speed», vengeance au pays des clichés
Actualisé

Test«Need For Speed», vengeance au pays des clichés

La célèbre franchise cherche une fois de plus à se mettre à la page. Il faut gratter pour trouver ses qualités ludiques cachées.

par
Jean-Charles Canet

Une bande-annonce de «Need for Speed Payback».

Si vous aimez les «Forza Horizon», il est peu probable que le nouveau «Need for Speed» d'Electronic Arts trouve grâce à vos yeux. Si vous avez aimé «The Crew» édité par Ubisoft, les chances sont meilleures. Les trois jeux partagent le concept de courses automobile en monde ouvert, volontairement point trop réaliste. «Need for Speed Payback», dernier rejeton en date d'une vieille franchise qui cherche son second souffle depuis des lustres, est centré cette fois sur un scénario qui fait immédiatement penser, pour le meilleur et le pire aux films «Fast & Furious»: une équipe de jeunes rebelles qui fument dans le bus, veut faire un coup qui leur rapporteront plein de brouzoufs, mais une traîtresse fait tout capoter. Un des membres de l'équipe est contraint de travailler pour un «entrepreneur local», genre golden boy sans scrupules, pour payer sa dette. Au volant de divers bolides, il en viendra à affronter une sinistre mafia aidé, parfois, par ses anciens camarades.

Sous le chrome

En étant bien luné, on pourra sans doute faire abstraction d'un camion citerne de clichés, des dialogues remplis de lieux communs et des constantes et irritantes injonctions audio dans la radio du véhicule. On pourra alors peut-être apprécier un jeu de conduite arcade assez joliment réalisé avec une gestion très spectaculaire des accidents (comme dans les «Burnout») avec parfois la narration qui prend le volant afin d'introduire quelques surprises dans le cours des événements. Les fans retrouveront des courses-poursuites avec la police qui ont fait longtemps le sel de la série. Ils auront peut être aussi la patience d'attendre la fin du long premier chapitre, très dirigiste, pour explorer plus librement le monde ouvert et lancer des activités en ligne très compétitives.

Pour notre part, nous n'avons vu que le côté clinquant, frimeur et prompt à pousser à la microtransaction de l'entreprise sans pour autant être convaincu par le comportement des véhicules, surtout en dehors des routes bitumées, ni par le monde ouvert sans énergie. Nous avons également grimacé devant un système d'amélioration des voitures, basé sur un tirage aléatoire de cartes. Et un jeu de plus qui fait sont petit effet quand on regarde la bande-annonce mais qui se dégonfle dès qu'on se retrouve le gamepad en main.

«Need for Speed Payback», Ed Electronics Arts. Dispo sur Windows, Xbox One et PS4.

Votre opinion