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La chronique de Fred & FluckNeil Young et le «Hurricane»

Tous les jours, la chronique de Fred & Fluck met le doigt, le pied, l'œil ou l'oreille dans les petites et grandes anecdotes des festivals de l'été.

par
Laurent Flückiger
Yvain Genevay

Il est des concerts qui restent gravés dans l'esprit. Des concerts qui tiennent encore sur la peau et sur les cheveux quelques heures plus tard. Celui de Neil Young, mardi soir, est de ceux-là.

Un spectacle dantesque. Où tout était parfaitement en adéquation, musique et éléments. Oui, il a plu. Plus que ça: un bel orage. Imprévisible, paraît-il. Pourtant, il fallait s'y attendre. Durant les quarante premières minutes, Neil Young a provoqué la foudre, rappelant que le Crazy Horse à ses côtés a été élevé par la fée Electricité et surprenant plus d'un spectateur amoureux de la folk. Ce moment est bien arrivé, sublimé par «Heart of Gold» et «Blowin'in the Wind». Le calme avant la tempête. Une goutte, deux gouttes. Malin, le Canadien a alors choisi de livrer «Like a Hurricane». Impossible d'y résister. Mais c'est comme si le vieux Neil ne voulait plus que les fidèles des fidèles devant lui. A mesure que la pluie tombait, de plus en plus fort, il a abattu les accords de «Hurricane» sans relâche.

Durant ces trente minutes, les spectateurs ont lâché les uns après les autres, non sans avoir résisté, tels des arbres face à l'ouragan. La forêt n'est plus que bosquet quand elle reçoit alors «Rockin'in the Free World» en récompense.

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