30.08.2017 à 02:07

NigeriaNeuf personnes enlevées par Boko Haram

Boko Haram a procédé mardi à de nouveaux enlèvements, Amnesty International réclame une enquête sur les disparitions.

1 / 30
Alors que les militaires nigérians ont affirmé que Boko Haram était vaincu, le chef de la secte islamiste est apparu dans une vidéo se disant déterminé à poursuivre le combat. (Mardi 6 février 2018)

Alors que les militaires nigérians ont affirmé que Boko Haram était vaincu, le chef de la secte islamiste est apparu dans une vidéo se disant déterminé à poursuivre le combat. (Mardi 6 février 2018)

AFP
La rébellion de Boko Haram, qui dure depuis huit ans, a provoqué la mort de quelque 20'000 personnes, le déplacement de 2,6 millions d'autres et une terrible crise humanitaire dans le nord-est du Nigeria. (Photo d'archives)

La rébellion de Boko Haram, qui dure depuis huit ans, a provoqué la mort de quelque 20'000 personnes, le déplacement de 2,6 millions d'autres et une terrible crise humanitaire dans le nord-est du Nigeria. (Photo d'archives)

AFP
Boko Haram a enlevé dimanche 37 femmes et tué 9 personnes dans un village situé au nord de Diffa (ici à l'image) dans le  sud-est du Niger. (Mardi 4 juillet 2017)

Boko Haram a enlevé dimanche 37 femmes et tué 9 personnes dans un village situé au nord de Diffa (ici à l'image) dans le sud-est du Niger. (Mardi 4 juillet 2017)

AFP

Des djihadistes de Boko Haram ont enlevé neuf personnes lors de deux attaques séparées dans le nord-est du Nigeria. Une personne a été tuée et deux autres blessées, ont annoncé des miliciens combattant ce groupe mardi.

Cinq personnes d'une même famille (une femme, ses trois filles et sa soeur) ont été enlevées mardi «par des terroristes de Boko Haram» sur une route près de Dikwa, à 50 km de la grande ville de Maiduguri, a indiqué à l'AFP un milicien, Babakura Kolo. Elles attendaient la réparation de leur voiture.

Selon un autre milicien, Ibrahim Liman, elles se rendaient à Maiduguri avec une escorte militaire lorsque leur véhicule est tombé en panne. «Alors que le chauffeur essayait de réparer, des terroristes de Boko Haram ont surgi des buissons et se sont emparés d'elles», a-t-il ajouté. Seul le chauffeur a réussi à fuir.

La route de 83 kilomètres entre Maiduguri et Gubio a été rouverte à la circulation en décembre dernier, après deux ans de fermeture en raison d'attaques incessantes.

Lundi, quatre fermiers avaient été enlevés par des islamistes de Boko Haram près de Konduga, à 38 kilomètres de Maiduguri, a indiqué par ailleurs Babakura Kolo. Une personne a été tuée et deux autres blessées lors de cet incident, a-t-il précisé. Les victimes faisaient partie d'un groupe de 20 villageois qui s'étaient rendus sur leurs fermes «contre l'avis des militaires», selon un autre milicien, Musa Ari.

Amnesty accuse

Amnesty International a appelé Abuja mercredi à enquêter sur des disparitions massives de citoyens nigérians, citant notamment les accusations d'un groupe chiite qui déplore la disparition de 600 de ses membres depuis décembre 2015.

«Amnesty International demande aux autorités nigérianes d'enquêter sur les cas de disparitions forcées et de traduire tous les responsables de ces crimes en justice», a relayé l'ONG de protection des droits de l'Homme dans un communiqué.

L'ONG cite des tueries contre le groupe chiite pro-iranien du Mouvement Islamique du Nigeria (IMN) entre les 12 et 14 décembre 2015 à Zaria (nord-ouest), qui ont fait 350 morts, et affirme que le groupe assure être toujours sans nouvelle de 600 autres de ses membres. Le chef de l'IMN, Ibrahim Zakzaky, qui ne reconnaît par l'autorité d'Abuja et est accusé d'être une menace pour la sécurité de l'Etat, est toujours en «détention préventive» et n'a jamais été montré en public depuis cette date.

D'après Amnesty, des «centaines» d'autres personnes ont disparu dans le nord-est du Nigeria cette fois, région épicentre de la guerre contre le groupe djihadiste, Boko Haram, où les «jeunes hommes sont souvent arrêtés par l'armée qui les accuse d'être affiliés à Boko Haram».

La rébellion de Boko Haram, qui dure depuis huit ans, a provoqué la mort de quelque 20'000 personnes, le déplacement de 2,6 millions d'autres et une terrible crise humanitaire dans cette région.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!