Bénévolat: Nez rouge victime de son succès
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BénévolatNez rouge victime de son succès

Le réveillon est le soir le plus chargé de l’année pour les équipes de l’association. Genève et Lausanne sont toujours en quête de volontaires.

par
Sarah Zeines
Sur les 35 bénévoles manquants à Genève jeudi, une vingtaine ont déjà été recrutés.

Sur les 35 bénévoles manquants à Genève jeudi, une vingtaine ont déjà été recrutés.

Laurent Guiraud/Edipress

Où sont les bénévoles? À quelques heures de la soirée la plus «chaude» de l’année pour les centaines de volontaires de l’association Nez Rouge, Genève et Lausanne manquent toujours de main-d’œuvre pour le 31. Genève n’a pas hésité à lancer un appel de dernière minute pour recruter des chauffeurs qui rendent un fier service aux centaines de fêtards fatigués et plus ou moins avinés faisant appel à l’organisation chaque année.

«Nous ne savons jamais le nombre exact de courses qui nous attend, mais nous savons que le réveillon est traditionnellement le pic saisonnier, relève Alexandre Zanetta, porte-parole de la division genevoise. Pour être confortable, il nous faudrait encore une douzaine de personnes.» Il ajoute: «Nous faisons la moitié de nos courses à la Saint-Sylvestre.»

Tourner à flux tendu

Même son de cloche à Lausanne, où le manque de conducteurs est encore plus marqué. «Idéalement, il faudrait trente équipes en plus, soit une soixantaine de bénévoles, soupire Mathias Lador, président de la section de la capitale vaudoise. Avec ou sans ces personnes, le travail sera fait. Mais nous serons obligés de réduire le nombre d’intervenants par équipe et tourner à flux tendu.»

Dans le Jura, «tout se passe pour le mieux avec les dernières inscriptions», assure Élisabeth Baume-Schneider. Alors qu’il manquait une dizaine de personnes au cours des jours précédents, une centaine de bénévoles sont désormais prêts à «contribuer à ce que l’esprit de la fête nous mène en sécurité jusqu’à la maison», se réjouit la présidente. Les bénévoles sont répartis en plusieurs équipes: neuf aux Franches-Montagnes – «Il est possible que l’on ait deux équipes supplémentaires» – et en Ajoie, douze à Delémont. «L’année passée, on avait effectué 226 courses pour Nouvel-An et 205 en 2014», rappelle Élisabeth Baume-Schneider. La météo jouera probablement en faveur des conducteurs cette année. «Avec l’absence de neige, les routes sont beaucoup plus praticables», relève Josiane Moser, la secrétaire de l’équipe.

Chez les autres Romands, l’organisation est blindée. «Cela fait déjà quatre jours que nos équipes sont complètes», confie Mathieu Bongard, président de la section fribourgeoise. En revanche, il ne s’inquiète pas pour ses homologues en mal de monde. «De nombreux bénévoles ont tendance à s’inscrire à la dernière minute, rassure-t-il. Avec une recherche active, il n’y a pas lieu de se stresser.»

À Neuchâtel, on est moins optimiste. «À quelques heures de cette grosse soirée, il faut réussir à boucler, souligne Jean-Marc Colin, qui préside le groupe du canton. Il y a des chances que cela déborde. Il s’agit quand même d’un manque énorme!»

En Valais aussi, on se soucie du manque d’esprits bienveillants. «Cette année, nous avons enregistré une baisse significative du nombre de bénévoles inscrits, note Nicolas Hrdina, qui gère la communication de la section. Normalement, nous privilégions toujours les équipes de trois personnes, mais cette année, il y aura aussi beaucoup de binômes pour compenser.»

Les jours où il y avait pléthore de bénévoles semblent lointains.

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