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FootballNFL - Un Super couac pour le Super Bowl au Superdome (COMMENTAIRE)

Par Benoît PETIT LA NOUVELLE-ORLEANS (Etats-Unis), 4 fév 2013 (AFP) - Le Super Bowl, l'un des spectacles sportifs les plus imposants et les mieux réglés au monde, a vécu un Super couac quand une coupure d'électricité a interrompu la grande-messe annuelle du football américain en plein milieu, pendant 35 minutes.

La 47e édition de la grande finale de la NFL a été remportée dimanche par Baltimore face à San Francisco (34-31) dans le stade couvert de La Nouvelle-Orléans, le Superdome, devenu mondialement célèbre en 2005 quand des milliers d'habitants s'y sont réfugiés lors du passage de l'ouragan Katrina. . Le coup de la panne: Il a failli faire le malheur de Baltimore, qui écrasait la rencontre (28-6) jusqu'à ce qu'une partie du Superdome se retrouve dans la pénombre, peu après le début du troisième quart temps. Trente-cinq minutes ont été nécessaire pour que la lumière revienne complètement dans le stade de 73.000 places. La NFL va sûrement demander des comptes à la société gestionnaire du stade. "C'est le vaudou de La Nouvelle-Orléans ??", a tweeté avec humour Adrian Peterson (Minnesota Vikings), désigné meilleur joueur (MVP) de la saison. "C'est comme une interruption par la pluie à Wimbledon, on nous dit que ça va reprendre sous peu", a réagi sur Twitter Patrick McEnroe, ancien capitaine des Etats-Unis en Coupe Davis et frère du célèbre John. A la reprise, San Francisco a copieusement dominé et est passé à rien d'inverser la tendance mais la défense des Ravens a pu bloquer les 49ers à 5 yards de la ligne d'en-but à moins de deux minutes de la fin. . John qui rit, Jim qui pleure Pour la première fois, un Super Bowl a opposé deux entraîneurs liés par le sang, Jim et John Harbaugh. C'est l'aîné de quinze mois, John, 50 ans, qui est sorti vainqueur du bras de fer. "A la fin du match (au moment de la traditionnelle poignée de main), c'était la chose la plus dure que j'ai connue, a indiqué John. Je lui ai dit que je l'aimais et lui m'a félicité". . Des adieux dans la controverse Ray Lewis, l'un des joueurs les plus célèbres de la NFL, prend sa retraite sur une deuxième victoire au Super Bowl, à 37 ans et après 17 ans de service pour les Ravens. Mais ses adieux se font dans la controverse puisque ce farouche défenseur, considéré comme l'un des meilleurs de l'histoire à son poste de "linebacker", aurait eu recours à un produit (Deer Antler Spray de la société SWATS) qui contient l'hormone interdite IGF-1, afin de se remettre plus vite d'une déchirure musculaire au biceps droit subie en octobre. Une zone d'ombre supplémentaire pour un joueur dont le rôle exact dans un double homicide non élucidé en 2000 à Atlanta n'a jamais été déterminé. "Il n'y pas mieux pour terminer une carrière", a expliqué Lewis, qui a remercié Dieu. . La pub encore vedette Souvent plus attendues que le match lui-même, les publicités diffusées pendant le Super Bowl -vues par plus de 100 millions d'Américains- sont l'occasion pour les annonceurs de redoubler d'ingéniosité et d'humour dans des spots dont les prix approchent les 4 millions de dollars pour 30 secondes. Cette année encore, le message a été clair: le sexe, les animaux et les bébés font vendre. Selon USA Today, la publicité la marque de bière Budweiser a cartonné avec un cheval qui reconnaît son maître après des années de séparation, sur les airs de la chanson "Landslide" de Fleetwood Mac. Une ode très solennelle à l'Amérique rurale par Ram, fabriquant de pick-ups, ou une pub patriotique de Chrysler célébrant le retour de mission des soldats américains narré par Oprah Winfrey ont fait pleurer dans les chaumières. Sur un ton plus léger, la top model Bar Refaeli a langoureusement embrassé un informaticien au look ingrat dans un spot pour GoDaddy.com, déclenchant un raz de marée de réactions sur Twitter. bpe-gph-rom/bpa

(AFP)

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