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Mort du procureur argentinNisman aurait été assassiné, dit un rapport

Un nouveau rapport conclut que le procureur argentin chargé de l'enquête sur un attentat particulièrement meurtrier est mort assassiné, en 2015.

La mort du procureur Alberto Nisman en 2015, la veille du jour où il devait étayer ses allégations contre l'ex-présidente Cristina Kirchner reste un sujet sensible en Argentine. (Image d'archive - 2015)

La mort du procureur Alberto Nisman en 2015, la veille du jour où il devait étayer ses allégations contre l'ex-présidente Cristina Kirchner reste un sujet sensible en Argentine. (Image d'archive - 2015)

Keystone

Le procureur argentin Alberto Nisman, mort en 2015, alors qu'il enquêtait sur l'attentat contre des institutions juives en 1994 à Buenos Aires, a été assassiné, conclut une expertise. Quatre jours avant de mourir, il avait mis en cause la présidente de l'époque, Cristina Kirchner.

Selon le rapport de la gendarmerie, remis vendredi au procureur fédéral et dont la presse a révélé des détails samedi, M. Nisman a été drogué à la kétamine, un puissant anesthésique, et roué de coups portés au nez, au foie et aux jambes avant d'être abattu dans sa salle de bains.

L'analyse de la gendarmerie contredit les conclusions de la justice argentine, dont les experts disent ne pas pouvoir mettre en évidence la présence d'une autre personne dans l'appartement du magistrat le jour de sa mort et penchent pour la thèse du suicide.

Une balle dans la tête

Alberto Nisman a été retrouvé mort, une balle logée dans la tête le 18 janvier 2015. Sa mort avait eu un grand retentissement en Argentine, car, quatre jours plus tôt, le procureur avait accusé Cristina Kirchner, alors présidente, d'avoir fait entrave à l'enquête pour protéger les liens avec l'Iran.

Des ressortissants de ce pays sont soupçonnés d'être responsables de l'attentat du 18 juillet 1994 contre le bâtiment abritant les principales institutions juives d'Argentine. L'attaque avait fait 85 morts et 300 blessés.

Le décès du procureur était intervenu la veille de son intervention devant le congrès argentin, où il devait étayer ses allégations. Vingt-deux ans après, aucun coupable n'a encore été arrêté pour cet attentat, le plus meurtrier de l'histoire du pays.

(ats)

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