Hockey sur glace: «No cheering in the press box»
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Hockey sur glace«No cheering in the press box»

Notre envoyé spécial revient sur l'actualité de l'équipe de Suisse durant les Mondiaux de hockey à Paris et Cologne.

par
Cyrill Pasche
La chronique «Mondiaux Inside» de Cyrill Pasche.

La chronique «Mondiaux Inside» de Cyrill Pasche.

L'équipe de Suisse a repris le chemin de la patinoire ce matin à Paris. Entraînement, séance photo. Samedi soir, les hommes de Patrick Fischer se mesureront au Canada, à qui l'équipe de France a mené la vie dure jeudi soir. Il s'agira du premier des trois matches restants au programme.

1. Le Canada n'avait plus été mis en difficulté à un tel point depuis les Mondiaux 2014 à Minsk. Les champions du monde en titre ont dû cravacher pour venir à bout de l'équipe de France, remarquable de volonté (3-2). Les Bleus ont finalement été battus suite à un but gag : tir anodin, rebond contre la bande, but contre son camp d'un défenseur. Cruel. «C'est très décevant car nous étions si proches», a expliqué Floran Douay, l'attaquant de GE Servette.

2. Bercy a fait le plein pour la première fois du tournoi (14 500 spectateurs) lors du match contre le Canada. Du coup, les animateurs se sont sentis pousser des ailes durant les intermissions et ont déclenché plusieurs «Ola», haranguant même la tribune de presse pour que les journalistes participent aussi à la vague. Evidemment, aucun représentant des médias ne s'est exécuté, puisqu'il est malvenu et même interdit selon les directives de manifester de manière excessive son soutien pour une équipe en tribune de presse (sauf aux Vernets). «No cheering in the press box», disent les anglophones. Une question d'éthique et de respectabilité, tout simplement.

3. Cody Almond n'a plus l'intention de retourner tenter sa chance en Amérique du Nord. «Mon objectif est de gagner le titre avec Genève», a-t-il dit. «Avec quel entraîneur?», lui ai-je demandé. «Je ne sais pas», m'a-t-il répondu. «N'oublie pas de me tenir au courant», ai-je ajouté. «Pas de soucis». Et ça l'a fait marrer.

4. A quelques heures d'affronter le Canada, samedi, Romain Loeffel est toujours plus proche (géographiquement) de Lausanne que de Toronto. MAIS NON! Le défenseur des Aigles n'est pas en discussion avec le Lausanne HC, ni avec les Leafs (LOL). Mais qui pourrait bien gober ce genre de choses?

5. En parlant des Leafs: Tommy Albelin, l'assistant de Patrick Fischer, occupe à temps partiel la fonction de scout pour les Toronto Maple Leafs. Il scrute les talents dans la région de New York et du New Jersey, où il réside. Le Suisse Fabrice Herzog (Zurich Lions) a d'ailleurs été drafté par les Leafs en 2013 (5e ronde, 142e choix au total).

6. Tanner Richard est parti fort mais a très vite calé.Le Canado-Suisse recevra une nouvelle chance demain contre le Canada. «Il doit s'habituer à jouer sur des patinoires plus grandes qu'en AHL, a expliqué Fischer. Il a eu un coup de mou, beaucoup de choses se sont passées très rapidement pour lui ces derniers temps, il avait besoin d'un break». Le futur joueur de GE Servette a du potentiel, mais il est à des années-lumières de son père Mike Richard en terme de talent et de créativité.

7. On attend toujours une étincelle de la part de Denis Malgin. L'attaquant des Florida Panthers, seul représentant de la NHL avec l'équipe de Suisse cette année, est l'une des grandes déceptions du tournoi. Sa technique et sa vision du jeu sont exceptionnelles, mais sa nonchalance est agaçante.

8. Il n'y a pas de «fan zone» à Paris. La raison? Des coûts de sécurité trop élevés pour les organisateurs (800 000 euros). Les fans squattent donc les pubs aux alentours de Bercy, mais il n'existe du coup aucun point de ralliement avant et après les matches. Dommage pour l'ambiance.

9. Après la poignée de mains entre les équipes à la fin d'un match, tous les joueurs de l'équipe de France frottent immédiatement leur main droite sur la glace pour la nettoyer. Une précaution pour éviter la transmission de virus tels que la grippe, par exemple.

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