Hockey sur glace: Noah Delémont: «Prouver que je vaux mieux»

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Hockey sur glaceNoah Delémont: «Prouver que je vaux mieux»

Le défenseur international junior (18 ans) va vivre une seconde aventure en Amérique du Nord. En espérant effacer une première saison où il n'a pas exploité son plein potentiel.

par
Grégory Beaud
Arcadie Titan

Mardi, la traditionnelle import draft de Canadien Hockey League, la regroupement des trois ligues juniors canadiennes, a vu Noah Delémont être sélectionné en 28e position par Owen Sound. Dans la formation militant en OHL, le défenseur originaire d'Orvin en région biennoise aura à coeur d'effacer une première saison décevante.

Drafté en troisième position en 2019 par le Titan d'Arcadie Bathurst, Noah Delémont avait eu besoin de temps pour s'acclimater. Après un exercice difficile, le joueur et le club n'avaient pas décidé poursuivre l'aventure, raison pour laquelle il était à nouveau «draftable». Pas de quoi le décourager pour autant. Bien au contraire même. C'est avec un fort sentiment de revanche qu'il va retraverser l'Atlantique pour vivre une nouvelle expérience. Interview au lendemain de ce repêchage qui n'était pas une surprise pour lui.

Noah Delémont, on imagine que vous vous attendiez à cette sélection par Owen Sound?

«En général, les équipes aiment bien savoir si le joueur qu'elles sélectionnent va avoir envie de porter leur maillot. Donc oui, je m'attendais à ce qu'Owen Sound me choisisse. Ce d'autant plus que nous avions eu de très bonnes discussions avec le Manager General. Le feeling était excellent et nous partageons les mêmes visions du jeu. Le club avait besoin d'un défenseur offensif capable de jouer de nombreuses minutes. Je suis content d'avoir cette opportunité.»

Votre première saison a été très compliquée. L'idée de ne pas repartir vous a traversé l'esprit?

«Pour moi, c'était clair que je voulais prouver quelque chose. Prouver que je valais mieux que ce que j'ai montré lors de ma première saison. C'était donc une décision logique de tenter une nouvelle fois ma chance. J'ai regardé les options qui s'offraient à moi, mais c'était la plus naturelle. Je ne disais pas la même chose l'hiver passé. Durant la pause d'une semaine, j'étais revenu en Suisse. De retour dans ma zone de confort avec ma famille et mes amis, j'avais trouvé compliqué de m'en aller à nouveau. Ce d'autant plus que la première partie de saison avait été compliquée pour moi. Mais par chance, j'ai très bien terminé le championnat et cela m'a donné envie de poursuivre sur cette bonne lancée.»

Vous savez où vous mettez les pieds à Owen Sound?

«Avant d'avoir eu les premiers contacts, je ne connaissais que le nom de l'équipe. Mais comme Arcadie-Bathurst, finalement. Lorsque j'ai vu que cela devenait concret, j'ai fait mes devoirs et je me suis renseigné. Je sais donc que c'est proche de Toronto et que l'équipe évolue en OHL. J'ai demandé des renseignements sur la ville à des amis canadiens pour en savoir un peu plus.»

En quoi le Noah Delémont qui partira cet été sera différent de celui de l'année passée?

«Ce sera différent car je sais à quoi m'attendre. J'ai pu m'habituer à cette mentalité canadienne où tout le monde est toujours à fond. Je sais qu'il faudra me battre pour y arriver, mais j'ai pu m'adapter au style de jeu durant cette première saison. En ce sens, je ne serai pas surpris. La saison dernière, j'ai également dû m'habituer à la répétition des matches. Plus de soixante rencontres en une saison, cela ne va pas de soi. Après cinquante matches, j'ai pu voir dans quel état se trouvait mon corps. Et je sais sur quoi je dois travailler en vue de la suite pour ne pas connaître les mêmes difficultés.»

Justement, parvenez-vous à vous entraîner normalement durant cette période compliquée?

«Oui. Je me suis rendu six fois à Bethoud pour prendre part à des entraînements sur la glace et sinon je peux profiter du centre de Joel Fröhlicher à Bienne. Au vu des circonstances, c'est une préparation tout à fait normale pour l'heure.»

Grégory Beaud

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