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FêtesNoël ne laisse aucun cerveau indifférent

Volutes de cannelle, guirlandes lumineuses et cartes étoilées: autant de stimuli saisonniers que l'inconscient accueille avec plus ou moins d'enthousiasme. Réveillés par le doux son des grelots (et toute une panoplie de connexions nerveuses), nos souvenirs d'enfance ressurgissent.

par
Lucas Philippoz
On parle de l'exaltation du donneur lorsque le fait d'offrir des cadeaux rend plus heureux que recevoir.

On parle de l'exaltation du donneur lorsque le fait d'offrir des cadeaux rend plus heureux que recevoir.

Peter Dazeley

À peine les branches de houx ont-elles envahi les vitrines que deux clans se forment: d'un côté, les âmes enthousiastes qui, dès le 20 novembre, entonnent déjà les classiques de Bing Crosby. De l'autre, celles qui ne peuvent s'empêcher de redouter les publicités de Noël et les rangées de sapins touffus grelottant sous la neige. Ces deux groupes irréconciliables partagent au moins un point commun: les fêtes de fin d'année et leurs stimuli sensoriels font remonter leurs souvenirs d'enfance.

Mais pas forcément de la même manière. En 2015, des chercheurs de l'Université de Copenhague découvraient accidentellement la possible existence d'un «esprit de Noël», visible dans le cerveau humain: lorsqu'une personne habituée à célébrer les Fêtes depuis l'enfance est confrontée à des images de cartes de vœux et de dindes farcies, son IRM révèle l'activation soudaine des régions cérébrales liées à la spiritualité et à la reconnaissance des émotions faciales. Or, l'activation de ces aires n'est pas visible chez ceux qui n'associent aucun rituel particulier à la fin de l'année.

Fortement codée par un puissant imaginaire commun, la période de Noël sollicite automatiquement la mémoire, que cela nous plaise ou non: «L'année est traditionnellement structurée autour des Fêtes, qui représentent l'un de nos repères les plus importants, rappelle Martin Preisig, professeur associé à l'Unité de recherche en épidémiologie et psychopathologie du CHUV. C'est pour cette raison que les vacances nous fournissent souvent la plupart de nos souvenirs les plus marquants et les plus précis.» Tous ces épisodes, fichés dans notre disque dur, sont ressuscités via nos sens, ou par simple anticipation de rituels intégrés depuis l'enfance. Mais d'autres événements ou stimuli traditionnels peuvent également avoir un impact notable sur notre mental.

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