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Top ChefNoëmie Honiat: «On a eu le coup de foudre!»

La championne des desserts nous parle de cuisine et d’amour. Elle emménage bientôt avec Quentin qui a ouvert son hôtel-restaurant. Exclusif.

par
Didier Dana
À Genève où elle est venue faire une démonstration, cette passionnée de pâtisserie a découvert la double crème de la Gruyère. «Je ne savais pas que c’était aussi une région», dit-elle.

À Genève où elle est venue faire une démonstration, cette passionnée de pâtisserie a découvert la double crème de la Gruyère. «Je ne savais pas que c’était aussi une région», dit-elle.

Lionel Flusin

Son cœur bat pour la cuisine et son amoureux, Quentin Bourdy, candidat à «Top Chef» 2013. Noëmie Honiat, 24 ans, championne de France du dessert, a fait partie de l’émission de M6 l’an dernier. Samedi, elle était à Genève au centre commercial Coop de Blandonnet pour livrer ses secrets sucrés au public. En fin d’après-midi, elle nous a ouvert son cœur et l’appétit.

«Avec Quentin, on s’est rencontrés grâce à une tablette de chocolat blanc aux éclats de noix de coco, dit-elle dans un éclat de rire enfantin. J’étais jurée pour «Top Chef» dans l’épreuve du restaurant et j’ai offert des tablettes aux trois perdants. Je ne savais pas qui il était et il m’a recontactée, par gentillesse.» Et c’est ainsi que le jeune homme s’est retrouvé chocolat.

«Le lendemain, alors que j’étais au Salon du chocolat, je l’ai invité. Comme il avait été éliminé, ça lui changeait les idées. Là, on a eu un coup de foudre!» Ces deux jeunes toqués sont sur la même longueur d’onde. «On parle le même langage: cuisine et passion. C’est ce qui manquait à mes relations précédentes», dit-elle. Le couple a mille projets. «Quentin vient d’inaugurer son restaurant, L’Univers, un établissement familial qu’il a racheté à Villefranche-de-Rouergue en Aveyron. Il y a quinze employés, c’est aussi un hôtel.»

Prochainement, Noëmie va quitter la Belgique où elle travaille en pâtisserie et développe ses projets – gâteaux, livre, box culinaire et vidéos – pour rejoindre son chéri. «Nous allons entamer une petite vie, mais je continue à bouger. A la fin du mois, je pars pour Macao, en Chine, présenter la pâtisserie française. L’idée, c’est que l’on s’associe tous les deux dans le restaurant.» Une famille en vue? «Des petits cuistots, pourquoi pas… On verra!»

Fleur d’oranger et compétition

Pour cette hyperactive, le goût des choses remonte à l’enfance. «Je me souviens de la fleur d’oranger que ma grand-mère originaire de Constantine en Algérie mettait dans les gâteaux. Dans la famille, mon père est informaticien et ma mère comptable. Rien à voir avec ce que je fais.» De «Top Chef», elle retiendra une amitié solide avec Norbert. «Il fait partie de ma famille. C’est un grand frère.»

Son pire souvenir? «J’ai mal vécu l’après- «Top Chef». On est confronté à un monde de requins. Des agents vous promettent la lune et ne cherchent qu’à vous exploiter. J’ai donc appris à m’entourer.» Noëmie est déterminée. «J’ai commencé les concours en 2010 avec «Les jeunes talents de la gastronomie» à Grenoble.

J’étais la seule fille et j’ai gagné. J’ai toujours voulu être première. Je me fixe un concours par an. Je m’investis à 300%. Je suis une chieuse!» Elle est championne du dessert en Belgique depuis un mois et a été championne de France avec une «éclosion exotique en guise de gourmandise». «Un mets très graphique. Je voulais devenir architecte d’intérieur, alors je crée aussi les assiettes. Il faut que ce soit beau et bon à la fois.»

Curieuse, Noëmie adore les fleurs. «En voyage, je goûte à tout. C’est limite une maladie. Sandrine Auda m’a fait découvrir les fleurs comestibles à Nice. La sauge ananas pour les desserts, la bourrache au goût d’huître iodée mélangée au concombre, idéale pour les tartares de saumon.» Un pronostic pour le grand face-à-face de ce soir: Naoëlle contre Jean? «Non. Elle sort de compétition, lui en est éloigné depuis un an. Mais les deux ont gagné «Top Chef»!»

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