Actualisé 30.10.2018 à 16:32

FranceNon à la demande de mise en liberté de Jonathann D.

Le jeune homme accusé d'avoir tué son épouse il y a près d'un an a été confronté à la famille de la victime, mardi, en France.

L'informaticien de 34 ans est suspecté d'avoir tué sa jeune épouse.

L'informaticien de 34 ans est suspecté d'avoir tué sa jeune épouse.

AFP

La cour d'appel de Besançon a rejeté mardi une nouvelle demande de mise en liberté de Jonathann D., suspect numéro un du meurtre de son épouse Alexia commis il y a un an, a-t-on appris auprès des avocats de la défense et de la partie civile.

Jonathann D. avait interjeté appel du rejet, le 11 octobre, d'une première demande de mise en liberté par le juge des libertés et de la détention.

La décision de la cour d'appel «nous conforte et nous réconforte après les volte-face indécentes du mis en examen» qui est revenu fin juin sur ses aveux pour accuser son beau-frère Grégory Gay du meurtre, a réagi auprès de l'AFP Me Gilles-Jean Portejoie, conseil de ce dernier.

Décision réconfortante

Précisant ne pas encore disposer des motivations de la décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel, Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann D., a estimé devant la presse que l'on pouvait «raisonnablement penser que deux arguments ont prévalu».

Le premier, a-t-il poursuivi, est «la sécurité de Jonathann (...) difficile à assurer» hors de la maison d'arrêt de Dijon où il est incarcéré depuis janvier, et le second «l'émoi» provoqué par cette affaire dans l'opinion publique.

A l'audience qui s'est tenue mardi matin à huis clos, l'avocat général avait requis le maintien en détention de l'informaticien de 34 ans, tandis que Me Schwerdorffer avait plaidé en faveur d'une «assignation à résidence».

Pour la première fois depuis sa mise en examen pour «meurtre sur conjoint», Jonathann D. a fait face lors de cette audience aux parties civiles par visio-conférence interposée. Il s'exprimait depuis la maison d'arrêt de Dijon, apparaissant sur un grand écran disposé au-dessus des magistrats, assis devant un bureau de bois clair, les mains jointes, le visage fermé et émacié.

Sur les bancs des parties civiles avaient pris place les parents d'Alexia, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, ainsi que sa soeur et son beau-frère, Stéphanie et Grégory Gay.

(AFP)

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