JO de Pékin – Non vaccinée, la Valaisanne Patrizia Kummer a entamé sa quarantaine
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JO de PékinNon vaccinée, la Valaisanne Patrizia Kummer a entamé sa quarantaine

Depuis une semaine, la snowboardeuse valaisanne est isolée en Chine. Pour participer aux Jeux olympiques, elle doit passer 21 jours en quarantaine. Mais la championne olympique 2014 le prend bien.

Le slalom géant parallèle des JO 2022 est programmé le 8 février (photo d’archives).

Le slalom géant parallèle des JO 2022 est programmé le 8 février (photo d’archives).

AFP

Pour la Valaisanne Patrizia Kummer, les Jeux olympiques 2022 ont déjà commencé depuis une semaine: la championne olympique 2014 de snowboard, non vaccinée contre le Covid, est en quarantaine à Pékin pendant trois semaines, avant de pouvoir reprendre l’entraînement cinq jours seulement avant son épreuve.

«Mon gros avantage, c’est que je ne souffrirai pas du jet-lag»: dans sa chambre d’hôtel de la banlieue nord de la capitale chinoise, Patrizia Kummer ne broie pas du noir, loin de là.

«Je n’ai pas à me justifier»

«Je suis quelqu’un d’extraordinairement positive, je n’ai pas le temps pour les pensées négatives, je ne me demande même pas quel impact cette quarantaine pourrait avoir sur mes performances», insiste jeudi, lors d’un point-presse en visioconférence, celle qui, à 34 ans, est une référence mondiale du snowboard alpin.

Depuis quelque temps déjà, Patrizia Kummer savait que la route qui la mènerait vers le slalom géant parallèle des JO 2022, programmé le 8 février, serait plus escarpée et compliquée que celle de ses rivales.

Dès le printemps dernier, elle a décidé de ne pas se faire vacciner: «Pour des raisons personnelles», insiste-t-elle, «je ne suis pas contre la vaccination, mais il y a plusieurs raisons que je garde pour moi, je n’ai pas à me justifier».

Trois semaines de quarantaine

En refusant la vaccination contre le Covid-19, elle doit se soumettre à la quarantaine de trois semaines exigée par les autorités chinoises pour pouvoir rentrer dans la «bulle olympique» et participer aux JO-2022 (4-20 février).

Avant même de pouvoir penser aux JO, il lui a fallu décrocher sa qualification, ce qui n’a pas été une formalité, puisque sa non-vaccination l’a aussi privée des deux dernières étapes de Coupe du monde fin décembre, notamment celle de Cortina, en Italie.

Une chambre de 25 m2

«La veille au soir, on m’a dit que je ne pouvais pas participer, cela a vraiment été très dur à vivre, alors que j’avais fait plusieurs tests PCR négatifs (...) Cela a vraiment été un processus particulier», admet la snowboardeuse de Brigue, dans le Valais.

Elle a rallié Pékin jeudi dernier, sans même avoir la certitude d’être qualifiée pour les JO 2022, avant la délivrance mardi, lorsque la Fédération suisse de ski a publié une première sélection où elle figure.

La Valaisanne ne s’ennuie pas, malgré des journées monotones (photo d’archives).

La Valaisanne ne s’ennuie pas, malgré des journées monotones (photo d’archives).

AFP

Son quotidien depuis le début de sa quarantaine est certes monotone, mais bien... rempli: «Le matin, je fais des séances d’entraînement très intenses. Après le déjeuner, mon programme, c’est exercices d’équilibre et de coordination, yoga, méditation. Après le dîner, je bosse mes cours, sur mes projets, car je réhabilite une maison».

Malgré ce long huis clos, Kummer se sent à l’aise dans sa chambre d’environ 25 m2 où elle a installé un vélo d’appartement: «La chambre est propre, j’adore la nourriture chinoise, c’est tip top», résume-t-elle de cet aphorisme très utilisé en Suisse.

On est loin, semble-t-il, du centre de rétention de Melbourne au confort sommaire, où avait été placé la semaine dernière le No 1 mondial du tennis, Novak Djokovic, qui espérait disputer l’Open d’Australie sans être vacciné, avant d’être expulsé. L’affaire Djokovic justement l’a-t-elle suivie? «Superficiellement», balaye-t-elle.

Optimisme

Patrizia Kummer, qui est pour l’instant la seule sportive répertoriée pour ces Jeux à observer cette quarantaine de trois semaines, refuse de se voir en symbole, ou porte-parole, de la non-vaccination.

«Je ne trouve pas ma situation difficile, ou même digne d’intérêt. Chacun fait ses choix», explique la triple lauréate de la Coupe du monde de snowboard parallèle (2012, 2013, 2014). «Ma situation pourrait être plus difficile, je pourrais être blessée (...) Je crois en moi, j’ai les mêmes chances de gagner que les autres participantes», conclut-elle, toujours aussi... positive.

(AFP)

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