Suisse - Nos vies numériques font grimper la consommation d’électricité
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SuisseNos vies numériques font grimper la consommation d’électricité

Les centres de calculs ainsi que les salles de serveurs qui abritent nos données ont consommé 3,6% de l’électricité totale en Suisse en 2019. Soit un quart de la production annuelle de la centrale nucléaire de Gösgen.

Le potentiel d’économie d’énergie reste conséquent selon l’étude. Il s’élève à 0,96 TWh, soit 46% de la consommation actuelle d’électricité des centres de calcul.

Le potentiel d’économie d’énergie reste conséquent selon l’étude. Il s’élève à 0,96 TWh, soit 46% de la consommation actuelle d’électricité des centres de calcul.

AFP

Que ce soit dans nos vies personnelles ou dans l’économie, les applications numériques connaissent un grand essor. Ce qui se ressent dans la consommation d’électricité des centres de calcul en Suisse. Ces centres ainsi que les salles des serveurs ont consommé 2,1 térawattheures (TWh) en 2019, soit 3,6% de la consommation totale d’électricité dans notre pays. Soit aussi un quart de la production annuelle de la centrale nucléaire de Gösgen.

C’est aussi bien plus que les 1,7 TWh consommés en 2013 lors de la dernière mesure, et qui représentaient alors 2,8% de la consommation totale, fait savoir l’Office fédéral de l’énergie dans un communiqué mardi. Des chiffres qui sont issus de la dernière étude sur la consommation d’électricité et le potentiel d’efficacité énergétique des centres de calcul en Suisse menée par l’entreprise TEP Energy GmbH et la Haute école de Lucerne sur mandat de la Confédération.

Ces chiffres montrent que la consommation d’électricité n’a augmenté que de manière modérée, précise l’OFEN. Une évolution due en partie à la nouvelle méthode de collecte des données, explique-t-il. D’autre part, les exploitants ont pris conscience de la dépense d’énergie des centres de calculs et ont amélioré leur efficacité. Enfin, une partie des données indigènes, essentiellement des données privées stockées sur le cloud telles que des photos, des vidéos ou des contenus issus des réseaux sociaux, est externalisée dans des centres de calcul étrangers. Par conséquent, les données de 2013 et de 2019 ne sont pas comparables, souligne l’OFEN.

Néanmoins, malgré les progrès déjà réalisés en matière d’efficacité, le potentiel d’économie d’énergie reste conséquent selon l’étude. Il s’élève à 0,96 TWh, soit 46% de la consommation actuelle d’électricité des centres de calcul. Des économies qui passeraient par l’augmentation de la température des locaux qui abritent les systèmes informatiques, une meilleure séparation des espaces en fonction de leur chaleur, ou encore le confinement des armoires à serveurs. Il y aurait également un potentiel d’économie de 26% sur le plan informatique lui-même. Ceci grâce à des mémoires plus efficaces ou le recours à des composants plus performants.

(cht/comm)

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