France: Notre-Dame: les faucons, victimes collatérales de l’incendie
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FranceNotre-Dame: les faucons, victimes collatérales de l’incendie

La cathédrale parisienne était depuis plus de 150 ans un site de nidification pour les faucons crécerelles. Ils risquent de ne pas pouvoir se reproduire.

par
R.M.
Une trentaine de couples de faucons crécerelles vivaient dans les clochers de Notre-Dame.

Une trentaine de couples de faucons crécerelles vivaient dans les clochers de Notre-Dame.

Facebook/LPO

L’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame, à Paris, est un drame culturel ou patrimonial. Mais c’est aussi un problème... pour les faucons crécerelles. Oui: «Notre-Dame est un site «historique» pour le suivi des populations de faucons crécerelles de Paris, dont l’effectif (en déclin) est aujourd’hui estimé à moins de 30 couples», écrit la Ligue française pour la protection des oiseaux (LPO).

La présence de faucons crécerelles sur la cathédrale est attestée depuis au moins 1840. Ces rapaces vivaient et nichaient dans les clochers de Notre-Dame. Chaque année depuis des décennies, le Centre ornithologique d’Île-de-France organise d’ailleurs avec succès un week-end d’information et d’observation des faucons de Notre-Dame. Avec des jumelles, les chanceux pouvaient apercevoir des apparitions d’oisillons dans les nids.

Avenir incertain

Que vont devenir ces couples de faucons cette année? «Suite au dramatique incendie, il est désormais incertain qu’ils réussissent à trouver une alternative de nidification si proche de leur date de ponte, en général vers le 22 avril», avance la LPO. En clair les couvées risquent d’être perdues.

Même si ça devait arriver, l’espèce n’est cependant pas menacée. Mais le brasier a probablement mis un terme, pour au moins quelques années, a une cohabitation qui durait depuis plus de 150 ans et enchantait les amoureux de ces petits et élégants rapaces.

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