Virus: «Notre survie dépend aujourd'hui des petits revenus»
Publié

Virus«Notre survie dépend aujourd'hui des petits revenus»

Alors que l'on applaudit sur les balcons, Ada Marra rappelle que tous ces métiers indispensables sont les moins bien payés dans notre société. «Il faudra s'en souvenir», dit-elle.

par
lematin.ch
Applaudir aujourd'hui sur les balcons est un signe de reconnaissance pour ces métiers indispensables à notre survie à tous. C'est l'occasion pour Ada Marra (PS/VD) de rappeler que ce sont les moins bien payés dans notre société.

Applaudir aujourd'hui sur les balcons est un signe de reconnaissance pour ces métiers indispensables à notre survie à tous. C'est l'occasion pour Ada Marra (PS/VD) de rappeler que ce sont les moins bien payés dans notre société.

Gaetan Bally, Keystone

Les gens applaudissent ou font du bruit sur les balcons pour saluer le travail du personnel hospitalier. La conseillère nationale Ada Marra (PS/VD) apprécie ce signe de reconnaissance à sa juste valeur, mais elle aimerait que cette crise laisse des traces plus profondes dans l'esprit des gens: «Cette situation nous porte à réfléchir et on observe que ceux qui sont la clef de notre survie en ce moment travaillent dans la santé ou dans le vente. Pour beaucoup ce sont les métiers les moins rémunérés de notre économie. J'espère que l'on saura s'en souvenir une fois que tout cela sera passé.»

Des métiers «invisibles»

Pour elle, cette crise met en valeur des métiers «qui étaient en quelque sorte invisibles, qui nous étaient dus... Ces professions, exercées le plus souvent par des femmes, sont celles à qui on a refusé un salaire minimum à 4000 francs.»

Ce ne sont pas seulement les vendeuses ou les infirmières, mais tous les métiers qui sont derrière, les transporteurs, les manutentionnaires, les nettoyeurs et nettoyeuses: «En plus ces personnes travaillent aujourd'hui dans des conditions difficiles sur le plan sanitaire, à certains endroits, il manque des masques ou du gel. Ce n'est pas le moment de faire de la politique, mais on y reviendra un jour et il ne faudra pas l'oublier.»

Eric Felley

Votre opinion