Enquête: «Nous avions payé les escrocs»
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Enquête«Nous avions payé les escrocs»

Il y a trois ans, un inspecteur vaudois s’est rendu en Côte d’Ivoire pour arrêter un arnaqueur. Une opération jamais répétée, mais qui facilite encore la collaboration entre Lausanne et Abidjan.

par
Fabien Feissli

«Normalement, les escroqueries de ce type, on les classait directement sans suite», raconte Arnold Poot, inspecteur à la police cantonale vaudoise. Ce spécialiste des enquêtes sur Internet se souvient qu’il y a encore trois ans, la collaboration avec les pays d’Afrique de l’Ouest ne fonctionnait pas vraiment. «Nous leur envoyions des informations, mais ils ne nous répondaient jamais. On avait pris l’habitude de ne même plus essayer», explique-t-il. Mais en 2012, une affaire de chantage à la webcam va faire changer les choses. «La victime était un notable vaudois qui a dû payer 5000 francs pour qu’ils ne diffusent pas une vidéo de lui», explique le policier. Sauf que les maîtres chanteurs veulent plus. Le notable décide donc de prendre un avocat et de porter plainte.

Stratagème astucieux

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