Pandémie en Suisse – «Nous en sortirons au printemps… mais à deux conditions»
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Pandémie en Suisse«Nous en sortirons au printemps… mais à deux conditions»

Le président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé estime que la Suisse est bientôt sortie d’affaire. L’OFSP se montre un peu moins optimiste.

Selon Lukas Engelberger, la population doit poursuivre son immunisation grâce au vaccin et il ne faut pas que le virus mute vers une forme plus dangereuse.

Selon Lukas Engelberger, la population doit poursuivre son immunisation grâce au vaccin et il ne faut pas que le virus mute vers une forme plus dangereuse.

20min/François Melillo

Une étincelle d’espoir après un hiver qui s’annonce compliqué. Selon Lukas Engelberger, la pandémie touchera à sa fin au printemps prochain. «Je suis optimiste pour la suite», a-t-il déclaré à la «SonntagsZeitung».

Toutefois, le président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) précise que cette sortie de crise pourra être possible à deux conditions au préalable: la population doit poursuivre son immunisation grâce au vaccin et il ne faut pas que le virus mute vers une forme plus dangereuse.

Mais une telle déclaration a déjà été entendue au cours des derniers mois et pourrait être prise pour une énième promesse qui ne sera pas tenue. Toutefois, même des experts, à l’image de Daniel Speiser, professeur d'immunologie à l'Université de Lausanne, affirment que la fin n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui.

Budget colossal des tests

De son côté, l’OFSP se montre un peu moins optimiste, notamment en matière de coûts. Il prévoit de dépenser 1,5 milliard de francs en 2022 pour mener à bien les tests de dépistage.

Ce budget colossal est mal vu du monde politique, à l’image de Peter Hegglin, conseiller aux Etats zougois, qui déplore que les tests ne soient aussi chers: «Il faut que les dépenses soient revues.»

Peter Schilliger, PLR lucernois, estime que le gouvernement ne peut pas «mettre la main au portemonnaie durant des années juste parce qu'une partie de la population ne veut pas se faire vacciner. Il faut bien qu’il y ait une fin, à un moment donné.»

(szu)

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