Young Boys - «Nous pouvons réaliser quelque chose de grand en Ligue des champions»
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Young Boys va jouer sa peau sur le chemin de la Ligue des champions mercredi contre le Slovan Bratislava (20h15) après un match nul la semaine dernière (0-0). Prise de température avec Guillaume Faivre.

par
Thibaud Oberli
Guillaume Faivre après le match de préparation contre le SC Kriens, en juin 2021.

Guillaume Faivre après le match de préparation contre le SC Kriens, en juin 2021.

Urs Lindt/freshfocus

De beaux défis au programme des Young Boys. Les quadruples champions suisses ont vécu cet été le départ de l’entraîneur Gerardo Seoane, qui a rendu la domination bernoise durable. L’arrivée de David Wagner n’a rien changé aux ambitions de l’ours bernois, qui guigne en direction de la scène européenne. Ces ambitions, le Neuchâtelois Guillaume Faivre les connaît pour les vivres au quotidien de l’intérieur du vestiaire. La doublure de Von Ballmoos, qui fait profiter tout le groupe de son expérience, nous a donné un aperçu de l’état d’esprit qui anime son équipe.

Guillaume, c’était un sacré match contre Lucerne (ndlr: victoire 4-3) pour commencer la saison.

Au-delà du résultat, le match était assez fou. Nous sommes passés par tous les états d’âme. Nous savions que la tâche serait compliquée à Lucerne, qui s’est passablement renforcé pendant la trêve. Ils ont tout de suite montré leur volonté, avec le public derrière eux. Nous étions très excités de retrouver une ambiance chaude comme celle de samedi. Malgré les inconnues, nous avons pris le match avec beaucoup d’enthousiasme. C’était un match assez fou, où YB a montré beaucoup de caractère. Même menés 3 à 1, nous avons essayé de jouer au ballon et cela nous a souri en fin de match. Ce premier match était vraiment positif.

L’an dernier, après votre transfert depuis Thoune, vous nous disiez avoir hâte votre nouveau rôle, avec une forte implication dans le vestiaire et notamment avec les plus jeunes. Vos attentes ont été comblées?

Complètement. L’année dernière était un peu folle. En ayant beaucoup donné de mon côté, j’ai reçu énormément même si mon travail se fait un peu dans l’ombre. Je n’ai pas souvent été aligné dans le onze de base, c’était prévu dès le départ et c’était mon rôle. Au-delà aussi du titre, qui m’appartient aussi en quelque sorte, j’ai reçu beaucoup de mes coéquipiers, du staff, de la direction. C’était vraiment une année assez folle, où il est difficile de réaliser certaines choses tant il y a eu de satisfactions sur ce point-là.

Maintenant, le coach a changé. Est-ce que l’on parle toujours autant français aux entraînements?

Beaucoup moins effectivement. Entre les joueurs toujours autant, mais cela a un peu changé au niveau du staff. Nous comptons aussi sur certains joueurs capables de faire la traduction pour ceux qui ont un peu de mal avec l’allemand. Maintenant, nous travaillons tantôt en anglais, tantôt en allemand. Mais ce sont des aspects sur lesquels les joueurs s’adaptent assez rapidement. Le lexique ne change pas tant que cela finalement.

Comment s’est passée l’arrivée de David Wagner? Y a-t-il eu des changements par rapport à Gerardo Seoane?

Non, il n’y a pas eu de grands changements. Il a tout de suite émis le souhait de travailler dans la continuité de ces 4 dernières années et de ces 4 titres. Il n’était pas question de tout chambouler et d’arriver avec une nouvelle philosophie. Mais il apporte une fraîcheur, une nouvelle vision sur certaines choses. C’est bénéfique pour l’équipe, notamment pour notre jeu offensif, qui constitue un des points centraux. Je me réjouis de voir sur le terrain, au fil de la saison, comment cela va se concrétiser.

Vous vous préparez à affronter le Slovan Bratislava en qualification pour la Ligue des champions. Quels sont vos objectifs sur la scène européenne?

L’objectif est toujours le même: passer les prochains tours pour disputer une phase de poule. L’objectif principal est de se qualifier pour une phase de poule, que ce soit la Ligue des champions, la Ligue Europa ou à la limite la Conference League. Nous voulons aller le plus loin possible. Nous avons toutes les cartes en main pour passer le premier tour. Je pense que nous étions meilleurs au match aller. À nous de jouer comme nous savons le faire, avec la volonté de mettre en place les nouvelles instructions du coach, qui vont amener beaucoup de danger devant le but adverse. Si nous passons ce premier tour, nous devrions affronter Cluj au deuxième. C’est une équipe que nous avions battue l’année passée. Nous allons profiter de ces instants-là, nous pouvons réaliser quelque chose de grand en Ligue des champions, j’en suis persuadé, pour écrire encore de nouvelles pages de l’histoire du club.

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