Publié

Interview«Nous sommes les cocus du Printemps arabe»

En 2011, le monde occidental se réjouissait des révolutions du printemps arabe. Deux ans plus tard, comme les manifestants, «nous sommes les cocus du Printemps arabe», souligne l'islamologue Mathieu Guidère.

par
Laureline Duvillard
«Il faut distinguer révolution politique et changement de mentalités. Les révolutions du Printemps arabe s'avèrent conservatrices», relève Mathieu Guidère.

«Il faut distinguer révolution politique et changement de mentalités. Les révolutions du Printemps arabe s'avèrent conservatrices», relève Mathieu Guidère.

DR

Egypte, Tunisie ou encore Libye, Mathieu Guidère, professeur des universités de Toulouse et agrégé d'arabe a choisi de poser ses valises dans ces différents pays. Pour tenter de comprendre l'impact du Printemps arabe sur le système politique, sur les mentalités, mais aussi le ressenti et les attentes de ces populations qui sont descendues dans les rues pour faire tomber des régimes dictatoriaux. De ces voyages et rencontres, il a tiré un livre: «Les cocus de la révolution».

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!