Interview d’un leader taliban - «Nous voulons de bonnes relations avec la Suisse»
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Interview d’un leader taliban«Nous voulons de bonnes relations avec la Suisse»

Basé en Afghanistan, Abdul Qahar Balkhi a accepté une interview du «SonntagsBlick». Il explique comment la milice veut traiter avec les femmes et les opposants et comment les talibans envisagent l'avenir.

Abdul Qahar Balkhi, à droite, a fait sa première apparition à la conférence de presse du mouvement islamiste à Kaboul il y a deux semaines. À sa gauche, le porte-parole des talibans Zabihulla Mujahid

Abdul Qahar Balkhi, à droite, a fait sa première apparition à la conférence de presse du mouvement islamiste à Kaboul il y a deux semaines. À sa gauche, le porte-parole des talibans Zabihulla Mujahid

AFP via Getty Images

De retour au pouvoir à Kaboul, les talibans assurent avoir changé. Après avoir appliqué la charia pendant des années, ils affirment soudainement vouloir gouverner de manière amicale et modérée. Les experts doutent. Est-ce que ce sont des promesses en l’air des intégristes?

Des droits des femmes

Abdul Qahar Balkhi, l'un des plus hauts responsables talibans, a accepté de répondre à ce sujet aux questions du «SonntagsBlick» – une première pour un média européen –, d’abord via Twitter, puis sur WhatsApp. Il prétend que la population afghane n’a rien à craindre des talibans: ces derniers ont décrété une amnistie générale pour tous ceux qui ont coopéré avec les pays occidentaux et les opposants au régime islamiste. Selon lui, si les gens fuient, ce n’est pas par peur ou à cause des menaces proférées contre eux, mais à cause des fausses promesses de prospérité économique de l'Occident.

Dans le journal alémanique, le leader taliban affirme également que les droits des femmes sont protégés par la loi islamique. Cela inclut le droit au travail et à l'éducation - à condition que les femmes travaillent dans des vêtements islamiques appropriés, à savoir une burqa, un hijab, ou un niqab.

Relations diplomatiques

Enfin, Abdul Qahar Balkhi dit souhaiter des relations diplomatiques avec la communauté internationale: «Nous appelons les pays du monde - dont la Suisse - à reconnaître le droit du peuple afghan à l'autodétermination et à entretenir de bonnes relations diplomatiques, économiques et humaines avec l'Afghanistan.»

(ndk)

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