Freeride: «Nous voulons être un tremplin à tous les niveaux»
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Freeride«Nous voulons être un tremplin à tous les niveaux»

Patron de la Nendaz Freeride, qui vit sa 13e édition du 8 au 20 mars, Cyril Lanfranchi tient à rassembler les jeunes talents et l'élite mondiale en un seul grand événement festif.

par
Stéphane Combe
Cyril Lanfranchi peut avoir le sourire: la 13e édition s'annonce de toute beauté (photo: Germain Arias-Schreiber)

Cyril Lanfranchi peut avoir le sourire: la 13e édition s'annonce de toute beauté (photo: Germain Arias-Schreiber)

Avec ses 400 athlètes répartis sur dix jours de compétition, la Nendaz Freeride fait partie du Top 3 au monde des compétitions de hors-piste. Elle voit défiler aussi bien des enfants dès 6 ans que les cracks planétaires de la discipline, venus tester leur forme avant l'Xtreme de Verbier (23 mars). Interview avec son boss, Cyril Lanfranchi, fringant quadra.

Cyril Lanfranchi, votre «bébé» fête cette année ses 13 ans. Comment se passe son adolescence?

Très bien! Les années nous ont permis de devenir un tremplin pour les jeunes et à tous les niveaux, jusqu'au Freeride World Tour. Chez nous, tout le monde trouve son compte, des enfants à l'élite.

Concrètement, comment séparez-vous les catégories?

Ce week-end aura lieu une journée d'initiation avec des ateliers pour les enfants de 6 à 12 ans. Le week-end dernier s'est disputée l'étape du Freeride Junior Tour pour les jeunes de 13 à 18 ans. Mardi, ce fut le tour de l'épreuve Qualifier 2* et la finale sur le Mont-Gond comptera comme Qualifier 4*. Quant à ceux qui gagnent, ils peuvent imaginer se hisser sur le World Tour. Si l'on résume, on est vraiment le tremplin parfait, de la base vers le World Tour.

N'est-ce pas un risque d'initier les enfants à ce sport?

Au contraire, la compétition est sans doute la manière la plus sûre et réglementée de pratiquer le hors-piste. La Nendaz Freeride Kids a pour but de sensibiliser les plus jeunes à la discipline et à la prévention. Ils tirent au sort leur dossard XXL comme les grands, ils sont équipés de tout le matériel requis, même à deux mètres de la piste, et sont accompagnés d'experts patentés pour suivre des ateliers diversifiés. Notre but est de clairement leur expliquer qu'on a le droit de faire du freeride, mais avec les précautions nécessaires.

Sur le World Tour et ses cinq étapes, on parle de vous comme la «6e étape du World Tour». L'idée vous convient-elle?

Ça me va très bien. Même si notre événement est un peu différent avec 400 athlètes en lice sur dix jours. On mise encore plus large que le World Tour, qui se doit de se concentrer sur l'élite avec 50 à 60 riders par événement.

Vous organisez aussi un championnat belge depuis l'an dernier dans le cadre de l'épreuve 2* à Nendaz. C'est une blague?

(rires) Mais pas du tout! Ces dernières années, il avait déjà eu lieu au Val d'Anniviers, ou encore à Val Thorens. Ce sont les organisateurs qui nous ont contactés pour l'inclure à notre programme de Nendaz. On s'est dit qu'on allait voir ce que ça donnerait. Et on a tout de suite vu l'ambiance, c'était l'émeute! Cette année, ils étaient quand même une trentaine de riders malgré les dates défavorables des vacances scolaires.

Quid de leur niveau?

Le plus surprenant, c'est qu'il est vraiment très élevé. La plupart son vraiment forts. Ils adorent le ski. En fait, depuis tout petits, ils font des camps de neige. Ils adorent ça et ça se voit.

Le Mont-Gond, la face de la finale, est devenu célèbre avec les années. Quels sont ses atouts?

Il y a 13 ans, personne n'y allait vraiment à part les riders locaux et les passionnés qui le connaissaient. Son avantage, c'est que son orientation nord/nord-est est excellente. Il n'est pas touché par le foehn, contrairement au Bec des Rosses par exemple. Sans compter que les spectateurs situés au Plan du Fou sont tout près pour profiter du spectacle.

Quels sont vos arguments pour attirer les meilleurs spécialistes?

Sans doute le fait qu'ils repartent toujours ravis. Le Français Léo Slemett (ndlr: champion du monde 2017 et triple vainqueur sortant) veut absolument revenir chaque année. Il m'avait déjà demandé une wild-card avant de s'imposer sur le World Tour en Andorre. Son compatriote Mickaël Bimboes aussi. A leur place, je ne sais pas si je viendrais juste avant l'Xtreme. Et pourtant ils tiennent à venir, même s'ils doivent se qualifier le vendredi. Ils risquent de se blesser, de ne pas passer car tout le monde donne tout en demi-finale. Ils ne peuvent pas se contenter du minimum s'ils veulent entrer dans le Top 30. Mais ils viennent.

La neige tombe régulièrement cette semaine. La compétition aura-t-elle bien lieu samedi comme prévu?

Le but est vraiment de l'organiser ce week-end. L'année passée, la fête a été magnifique en semaine, mais ce n'était pas la journée la plus facile pour permettre au public de se déplacer. Quand on attend 10 000 personnes, avec toutes les animations prévues au Plan du Fou, on espère forcément organiser la finale samedi ou dimanche. A l'heure actuelle, nous prévoyons de décaler les qualifications à samedi et la grande finale à dimanche.

La finale reportée à dimanche

Prévues vendredi, les qualifications de l’édition 2019 de l’épreuve Qualifier 4* de la Nendaz Freeride ont été reportées à samedi en raison de la météo. Corollaire, la grande finale sur le Mont-Gond est également décalée d’un jour et aura lieu dimanche. Près de 10 000 personnes sont attendues sur les hauteurs du Plan du Fou pour assister aux compétitions, à une semaine de l’Xtreme de Verbier (23 mars).

Programme de la Nendaz Freeride (8-20 mars)

Samedi 9 mars : Compétition Junior 3* FJT

Mardi 12 mars : Compétition 2* FWQ et Championnat belge de freeride

Samedi 16 mars : Compétition élite 4* FWQ - qualifications

Dimanche 17 mars : Compétition élite 4* FWQ - Grande finale

Dimanche 17 mars : Nendaz Freeride Kids - journée d'initiation et de prévention au milieu du freeride (6-12 ans)

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