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LibanNouveau bain de sang à Beyrouth

Un double attentat a frappé un quartier chiite dans le sud de Beyrouth mercredi, faisant six morts et plus de cent blessés.

Un double attentat dans le sud de Beyrouth a fait au moins 3 morts et 70 blessés.

Un double attentat dans le sud de Beyrouth a fait au moins 3 morts et 70 blessés.

L'Iran a été mercredi une nouvelle fois la cible de jihadistes sunnites à Beyrouth. Un double attentat suicide a fait six morts et 103 blessés dans un quartier chiite de la capitale libanaise. En cause, le soutien de la République islamique au régime syrien de Bachar al-Assad.

Selon l'armée libanaise, une grosse cylindrée conduite par un kamikaze a foncé vers 9h30 (8h30 en Suisse) sur un barrage à proximité du Centre culturel iranien à Bir Hassan, dans le sud de la ville. Quasi simultanément, une autre voiture, également conduite par un jihadiste, a explosé à 50 mètres du premier attentat.

Il s'agit du neuvième attentat dans un fief du Hezbollah depuis juillet après l'annonce par le mouvement chiite libanais qu'il combattait aux côtés des forces gouvernementales syriennes contre la rébellion sunnite.

L'agence de presse officielle iranienne IRNA a confirmé que l'attentat s'était déroulé à proximité de ses bureaux, d'un centre culturel iranien, et de la chaîne de télévision iranienne Irib à Beyrouth.

Le ministre de la Santé libanais, Waël Abou Faour, a indiqué sur place que la double déflagration avait fait quatre morts et 103 blessés.

Revendiqué sur twitter

Les attentats ont été revendiqués par un groupe jihadiste, les Brigades Abdallah Azzam, sur son compte twitter officiel. «Vos frères des Brigades Abdallah Azzam, compagnie Hussein Ben Ali, revendiquent le double attentat suicide contre le centre culturel iranien» à Beyrouth, affirme le groupe dans son communiqué.

Les jihadistes ont paradoxalement choisi la référence à l'imam Hussein, figure vénérée par les chiites majoritaires en Iran et représentant un tiers de la population du Liban.

«Nous allons continuer à frapper les centres politiques, sécuritaires et militaires de l'Iran et son parti au Liban (le Hezbollah) jusqu'à la réalisation de deux objectifs: le départ de la Syrie de ce parti de l'Iran et la libération de nos prisonniers détenus dans les geôles libanaises», a déclaré cette organisation jihadiste, sympathisante d'Al-Qaïda.

Elle avait revendiqué, le 19 novembre, un double attentat suicide contre l'ambassade d'Iran qui avait fait 25 morts.

Condamnation occidentale

L'Iran a condamné «fermement cette action terroriste», faisant valoir que l'attaque de mercredi «vise la stabilité, la sécurité et l'unité du Liban». Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont également condamné l'attentat.

Il s'agit du premier attentat depuis la formation samedi du gouvernement libanais, qui réunit des pro- et anti-régime syrien.

Le nouveau premier ministre Tammam Salam a condamné l'attaque affirmant que «ce message reflétait la détermination des forces du mal à blesser le Liban et ses enfants et semer la discorde». «Nous répondrons par la solidarité et en nous engageant autour de notre armée et des services de sécurité», dit-il dans un communiqué.

(ats/afp)

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