France: Nouveau blocage des agriculteurs au Mont Saint-Michel
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FranceNouveau blocage des agriculteurs au Mont Saint-Michel

Les éleveurs français poursuivent leurs actions coup de poing dans toute la France en raison d'un plan d'urgence jugé insuffisant.

Des centaines de tracteurs bloquaient l'entrée de Lyon (Jeudi 23 juillet 2015)

Des centaines de tracteurs bloquaient l'entrée de Lyon (Jeudi 23 juillet 2015)

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Les éleveurs français ont poursuivi jeudi leurs actions coup de poing et blocages routiers, au lendemain d'un plan d'urgence qu'ils jugent insuffisant. Ils ont notamment entrepris de bloquer à nouveau les accès au Mont Saint-Michel, qu'ils avaient dégagés la veille.

Des deux routes qui donnent accès à ce site touristique, l'un des plus visités de France, la RD976 est entièrement bloquée par une dizaine de tracteurs, tandis que la RD275 «est en cours de blocage», a annoncé la préfecture de la Manche.

Barrages en réaction à un plan d'aide jugé insuffisant

«Ce sont des agriculteurs de la commune de Vessey (à une quinzaine de kilomètres du Mont Saint-Michel) qui étaient avec nous jusqu'à hier et qui ont décidé de repartir ce matin», a déclaré à l'AFP Arnaud Robidel, producteur de lait dans la commune voisine de Vergoncey.

Le Mont Saint-Michel avait été bloqué une première fois lundi par des éleveurs dénonçant la faible rémunération de leur production. Les barrages avaient été levés mercredi soir après l'annonce d'un plan d'aide gouvernemental de 600 millions d'euros.

Blocages à Lyon

D'autres blocages étaient signalés notamment à Lyon. Les trois principaux points d'entrée au nord, au sud et à l'est de la ville étaient bloqués sur les autoroutes A6, A7 et A42 par 800 éleveurs et 400 tracteurs, selon les représentants locaux de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA).

«Les conditions ne sont pas réunies pour lever les blocages», a de son côté prévenu le président de la Fédération nationale des éleveurs bovins (FNB), Jean-Pierre Fleury, en déplacement à Dijon où se trouve le président de la République.

Manque de confiance

«On est dans un glissement (...) Les gens n'ont pas confiance», a-t-il ajouté. «Il faut l'assurance que les engagements vont être tenus» et «une explication sur comment la restructuration de la dette» va se faire «sur le terrain», a-t-il plaidé. Selon lui, «si l'accord sur le prix échoue, ça va être grave».

François Hollande est «très à l'écoute et il a parfaitement conscience» que la question du prix «est essentielle», a-t-il jugé après plus d'une heure de réunion avec le président de la République et d'autres responsables agricoles.

Hollande fait appel à la grande distribution

Le chef de l’État a appelé jeudi la grande distribution à produire «l'effort indispensable» et les abatteurs et transformateurs à «rendre des comptes» pour aboutir à une hausse des prix de la viande et du lait.

Mercredi soir, Jean-Pierre Fleury avait prévenu que les éleveurs «régleraient leur cas en direct» à ceux qui ne respecteraient pas l'accord du 17 juin sur la revalorisation des prix de la viande bovine.

(AFP)

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