Jura: Nouveau départ pour le projet de géothermie profond
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JuraNouveau départ pour le projet de géothermie profond

Une nouvelle convention pour un projet énergétique a été signée avec «des garanties sécuritaires supplémentaires».

par
Vincent Donzé
Les opposants à la géothermie profonde ne sont «pas des cobayes», écrivent-ils.

Les opposants à la géothermie profonde ne sont «pas des cobayes», écrivent-ils.

lematin.ch/Vincent Donzé

Un nouveau départ a été donné par le gouvernement jurassien à un projet de géothermie profonde contesté dans la commune fusionnée de Haute-Sorne, entre Bassecourt et Glovelier. Les autorités cantonales, Geo-Energie Suisse et Geo-Energie Jura ont signé une convention incluant «des garanties sécuritaires supplémentaires».

Le forage d’exploration permettra de sonder précisément la nature du sous-sol jusqu’à une profondeur de 4 à 5 kilomètres. Les décisions concernant un éventuel deuxième forage, la stimulation du sous-sol pour développer le réservoir souterrain et enfin la construction de la centrale géothermique «ne seront prises qu’après une analyse minutieuse des données récoltées à chaque étape du projet», a précisé Geo-Energie Suisse.

Deux puits

Financé à hauteur de 90 millions par la Confédération, le projet géothermique de la Haute-Sorne est pilote en Suisse. Il consiste à prélever la chaleur du sous-sol au moyen de deux puits de 4500 m de profondeur, de manière à chauffer un bassin de 7000 habitants.

La nouvelle convention présentée ce lundi par le gouvernement jurassien prévoit de nouvelles mesures en lien avec la sécurité. «Au regard des événements survenus depuis la phase initiale du projet, de l’évolution des connaissances scientifiques et d’une crainte perceptible dans la population et dans la classe politique, il était indispensable que ce projet puisse être repensé», a souligné le gouvernement dans un communiqué.

Surveillance sismique

Au programme: des campagnes sismiques pour améliorer les connaissances du sous-sol, le renforcement de la surveillance sismique sur toute la durée du projet, l’introduction d’un protocole de surveillance des bâtiments, la facilitation de l’établissement des preuves pour l’évaluation d’éventuels dommages, ainsi que la disposition de l’exploitant à créer de la valeur ajoutée locale et des collaborations avec les Hautes-écoles et la recherche.

La mise hors service est d’ores et déjà prévue, qui inclut le démantèlement, la remise en état et l’assainissement du site. Un fonds dont la dotation sera réévaluée à chaque phase du projet sera créé. «À chaque étape du projet, ce dernier sera interrompu si les conditions sécuritaires ne devaient plus être garanties», promet le gouvernement.

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