Bienne – Nouvel horizon pour des souris de laboratoire
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BienneNouvel horizon pour des souris de laboratoire

Des rongeurs surnuméraires dans un élevage universitaire échappent à l’expérimentation animale.

par
Vincent Donzé
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Elles sont huit, les souris en provenance de l’Université de Zurich, toutes promises à un monde meilleur.

Elles sont huit, les souris en provenance de l’Université de Zurich, toutes promises à un monde meilleur.

Lematin.ch/Vincent Donzé
Elles séjournent au refuge de la Société de protection des animaux Biel/Bienne – Seeland – Jura bernois.

Elles séjournent au refuge de la Société de protection des animaux Biel/Bienne – Seeland – Jura bernois.

Lematin.ch/Vincent Donzé
Pour ces huit souris, un enclos doit mesurer au moins 100 cm de long, 60 cm de large et 50 cm en haut.

Pour ces huit souris, un enclos doit mesurer au moins 100 cm de long, 60 cm de large et 50 cm en haut.

Lematin.ch/Vincent Donzé

Elles sont mignonnes et vivaces, les huit petites souris blanches placées dans une cage du refuge de la Société de protection des animaux Biel/Bienne – Seeland – Jura bernois, à Brügg. Ces femelles âgées de trois mois sont des souris nées dans l’élevage d’un laboratoire, mais comme elles sont surnuméraires, elles échappent à l’expérimentation animale.

En attente d’une adoption, ces rongeurs initialement destinés à des expériences scientifiques résident au refuge Rosel, accessible depuis Bienne en passant par Orpond. «Elles sont trop petites pour nourrir des reptiles comme des serpents», indique la gardienne d’animaux Alexandra Spring.

Ces souris seront attribuées à un ou des prétendants qui auront montré patte blanche. Pas question de les attribuer une par une: les exigences légales fixées dans l’0rdonnance sur la protection des animaux interdisent la détention individuelle. «Les huit ensemble ou par quatre, c’est mieux!» indique Alexandra Spring.

«Rehoming»

Le refuge Rosel participe au projet «Rehoming» institué par la Protection suisse des animaux et l’Université de Zurich. «Ces souris n’ont pas été utilisées pour des expériences: elles ne sont pas traumatisées et ne sont pas génétiquement modifiées», a précisé Alexandra Spring à la radio biennoise «Canal 3».

Le projet «Rehoming» prévoit le placement de souris, mais aussi de rats, de gerbilles et de hamsters. Selon «Le Journal du Jura», d’autres espèces sont pressenties, comme des chiens, des chats, des poissons ou des grenouilles.

L’Université de Zurich place les animaux excédentaires dans ses laboratoires, mais elle rejette l’initiative populaire «Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine – Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès» soumise au peuple le 13 février prochain.

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