Niger: Nouvelle délocalisation de girafes menacées d’extinction

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NigerNouvelle délocalisation de girafes menacées d’extinction

Au Niger, quatre girafes peralta ont été acheminées dans une réserve, où elles ont été relâchées mercredi matin. Cette espèce a disparu du reste la planète.

Ces délocalisations au Niger visent à mieux protéger ces girafes peralta (ici dans une réserve, en France), une espèce aux taches claires, déjà disparue du reste de la planète.

Ces délocalisations au Niger visent à mieux protéger ces girafes peralta (ici dans une réserve, en France), une espèce aux taches claires, déjà disparue du reste de la planète.

AFP

Quatre girafes peralta, une espèce rare, ont été déplacées au Niger, de la région de Kouré, où elles sont menacées, vers la réserve de Gadabedji, quatre ans après une première délocalisation de dix animaux. «Quatre femelles ont été capturées le 11 novembre, à Kouré, et ont déjà été acheminées dans la réserve de Gadabedji», 600 km plus à l’est, a affirmé le commandant Lamine Saïdou, un responsable des services nigériens des Eaux et forêts dans la zone de Kouré.

Le transport des girafes s’est fait par la route, dans des «conteneurs bien aménagés», et «s’est bien déroulé», a-t-il assuré. Elles ont pu être relâchées mercredi matin. L’opération, dont le coût n’a pas été précisé, a été menée avec, notamment, l’appui d’experts du Sahara Conservation Fund (SCF), une ONG de protection de la faune.

Trois naissances

C’est la deuxième opération de ce genre, après celle menée en novembre 2018, où dix girafes – sept femelles et trois mâles – vivant à Kouré, avaient été transférées, déjà à Gadabedji, une immense réserve située dans la région de Maradi. Trois des sept femelles ont depuis donné naissance à trois girafons, entre mars et novembre 2022, selon le ministère nigérien de l’Environnement.

Ces délocalisations visent à mieux protéger ces girafes peralta, une espèce aux taches claires, déjà disparue du reste de la planète, et qui, fuyant braconniers et prédateurs, avaient trouvé un havre de paix, dans la brousse de Kouré, à 60 km de la capitale, Niamey.

De 50 à plus de 900

Sous la protection des populations et des ONG, ces grands mammifères, qui attiraient de nombreux touristes, se sont multipliés dans ce sanctuaire d’arbustes et de sols caillouteux. De 50, en 1996, les effectifs des girafes étaient estimés à 612 en 2017, puis à 904 en 2021, d’après les chiffres officiels.

Les touristes ont toutefois déserté cette zone depuis l’assassinat, en août 2020, par le groupe État islamique au Grand Sahara, de six humanitaires français, de leur guide et de leur chauffeur, tous deux nigériens, qui visitaient la zone.

La délocalisation d’une partie des girafes de Kouré est rendue nécessaire par la destruction progressive de leur habitat, engendrée par l’avancée du désert et la conquête de nouvelles terres agricoles. Les animaux étaient également à l’origine de plusieurs accidents de la route, traversant les axes de cette région proche de la capitale, au grand dam des camions et bus. Certaines girafes délocalisées sont équipées de puces, afin de mieux surveiller leurs déplacements.

(AFP)

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