Mer Baltique - Nouvelle mission pour inspecter l’épave de l’«Estonia»
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Mer BaltiqueNouvelle mission pour inspecter l’épave de l’«Estonia»

En 1994, l’«Estonia» avait coulé en mer Baltique, faisant 852 morts. Près de 27 ans plus tard, la version officielle est mise en cause et l’épave du ferry sera à nouveau inspectée.

Alors qu’un «cimetière marin» interdit toute plongée sur l’épave, qui gît par 85 mètres de fond et où reposent encore de nombreux corps, un monument en hommage aux 852 victimes du naufrage de l’«Estonia» a été érigé à Stockholm.

Alors qu’un «cimetière marin» interdit toute plongée sur l’épave, qui gît par 85 mètres de fond et où reposent encore de nombreux corps, un monument en hommage aux 852 victimes du naufrage de l’«Estonia» a été érigé à Stockholm.

AFP

Deux navires ont largué les amarres, jeudi, depuis la Suède et l’Estonie en vue de mener de nouvelles inspections sur l’épave de l’«Estonia» dans la mer Baltique, près de 27 ans après l’un des pires naufrages du XXe.

Pour des raisons qui font débat, ce ferry de 155 mètres de long avait sombré en moins d’une demi-heure, dans la nuit du 27 au 28 septembre 1994, entre Tallinn et Stockholm, avec 989 personnes à bord. Essentiellement suédois et estoniens, 852 passagers et membres d’équipage avaient péri.

Plongées dès vendredi

«Le brise-glace estonien «Eva 316» et le navire de recherche suédois «Electra» ont quitté leurs ports respectifs et devraient converger avant minuit pour des exercices communs, afin d’assurer la sécurité des équipements», a indiqué, jeudi, le président des enquêtes au Bureau enquête et accident maritimes suédois (SHK), Jonas Bäckstrand.

«Les plongées d’inspection commenceront vendredi» dans les eaux internationales, a-t-il précisé. Cette préenquête vise notamment à examiner la position du navire sur le fond marin.

Système de verrouillage d’abord mis en cause

Une commission d’enquête internationale avait conclu, en 1997, à une déficience du système de verrouillage de la porte escamotable de proue, ce qui avait permis à l’eau de s’engouffrer sur le pont réservé aux voitures.

Depuis 1995, un «cimetière marin», sanctuarisé par un accord entre la Suède, l’Estonie et la Finlande, interdit toute plongée sur l’épave, qui gît par 85 mètres de fond et où reposent encore de nombreux corps.

Trou dans la coque

Mais un documentaire diffusé en septembre 2020 avait mis en doute la version officielle: des images filmées par un sous-marin de poche, en dépit de l’interdiction d’approcher l’épave, avaient dévoilé un trou de quatre mètres dans la coque, jusque-là inconnu.

À fin 2020, la Suède s’est dite prête à lever l’interdiction des plongées et autoriser de nouvelles inspections. En octobre dernier, le Premier ministre estonien, Juri Ratas, avait appelé à ouvrir «dès que possible» une nouvelle enquête sur le naufrage.

Selon le SHK, une enquête plus importante sera menée ultérieurement, avec un bouclage probable prévu au printemps 2022.

(AFP)

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