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Assurance maladieNouvelle opération «escargot» des frontaliers

Une centaine de frontaliers résidant en France et travaillant en Suisse réclamaient le maintien de leur «droit d’option» pour couvrir leurs frais de santé dans leur assurance maladie.

Une opération escargot similaire avait eu lieu le 25 janvier près de la frontière suisse à Pontarlier et Morteau (Doubs).

Une opération escargot similaire avait eu lieu le 25 janvier près de la frontière suisse à Pontarlier et Morteau (Doubs).

Keystone

Une centaine de personnes, selon la gendarmerie, ont pris part samedi près de Morbier (dans le Jura français, près de la frontière suisse) à une «opération escargot», pour réclamer le maintien du droit des frontaliers travaillant en Suisse à choisir une assurance privée pour leur couverture maladie.

Une cinquantaine de véhicules ont mené cette opération pendant deux heures, sur la route reliant Saint-Laurent-en-Grandvaux (Jura) à la station de montagne des Rousses, tout près de la frontière helvétique.

L’un des véhicules arborait une banderole proclamant «Frontalier, pas vache à lait», a dit Raphaël Borne, du groupe «Frontaliers et Citoyens, soyons Solidaires», qui organisait la manifestation avec l’Amicale des frontaliers. Une opération escargot similaire avait eu lieu le 25 janvier près de la frontière suisse à Pontarlier et Morteau (Doubs).

Le 1er février, 11'000 personnes avaient manifesté pour les mêmes raisons à la frontière franco-suisse à Saint-Louis (Haut-Rhin), soit un peu plus d’un tiers des 30'000 salariés alsaciens en Suisse.

Maintien du «droit d’option»

Les frontaliers en colère, résidant en France et travaillant en Suisse, réclament le maintien de leur «droit d’option» pour couvrir leurs frais de santé: depuis plus d’un demi-siècle, ils peuvent choisir entre le système suisse, l’assurance maladie française et une assurance privée.

A partir du 1er juin 2014, ceux qui auront choisi d’être assurés en France ne pourront le faire qu’à travers la Sécurité sociale. En effet, les salariés frontaliers devront s’affilier à la Sécurité sociale à l’échéance de leur contrat d’assurance privée, au plus tard le 1er juin 2015, selon un taux de 6 % prélevé sur leur revenu fiscal. Ce taux sera ensuite porté à 8% en 2016.

Les nouveaux frontaliers ne pourront plus souscrire d’assurance privée. Ils auront toutefois le choix entre les assurances-maladie française et suisse. Sur les quelque 169'000 personnes résidant en France et travaillant en Suisse, 90 % d’entre eux optent pour une assurance privée, plus sélective mais souvent moins onéreuse.

(AFP)

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