12.11.2020 à 04:25

PérouNouvelles manifestations contre le nouveau président péruvien

Le chef du parlement péruvien, Manuel Merino, a endossé mardi la fonction de président, après la destitution de l’ex-président Martin Vizcarra.

Cette deuxième journée de manifestations a surpris, dans la mesure où une journée nationale de protestations avait été convoquée pour jeudi.

Cette deuxième journée de manifestations a surpris, dans la mesure où une journée nationale de protestations avait été convoquée pour jeudi.

AFP

Quelque 5000 personnes ont manifesté mercredi soir à Lima contre le nouveau président péruvien Manuel Merino, au moment où se faisaient entendre dans plusieurs quartiers de la capitale des «cacerolazos», concerts de casseroles, en signe de protestation.

Portant des pancartes mettant en cause la légitimité du nouveau président, les manifestants, jeunes dans leur majorité, ont défilé dans les rues du centre historique de Lima et dans le quartier résidentiel de Miraflores, en s’efforçant de maintenir une distance d’un mètre, épidémie de coronavirus oblige. À 20H00 locales (02H00 en Suisse jeudi), le bruit des casseroles s’est fait entendre dans plusieurs quartiers de la ville, un type de protestation souvent utilisée en Amérique latine pour manifester sa colère.

Journée nationale de protestations jeudi

Cette deuxième journée de manifestations a surpris, dans la mesure où une journée nationale de protestations avait été convoquée pour jeudi. Le nouveau Premier ministre, le conservateur Antero Flores-Araoz, a promis de son côté mercredi sur son compte Twitter de relancer l’économie, tombée en plein marasme à cause de l’épidémie, et de lutter contre cette dernière afin de redonner la «tranquillité» aux Péruviens.

Le chef du parlement péruvien, Manuel Merino, a endossé mardi la fonction de président du pays, au lendemain de la destitution par ce même parlement de l’ex-président Martin Vizcarra qui a mis en cause la «légitimité» de son successeur.

Mardi, dans les rues du centre historique de Lima, proches du parlement, quelque 600 policiers avaient dispersé avec du gaz lacrymogène des groupes de manifestants hostiles à la procédure de destitution, approuvée lundi par 105 parlementaires sur 130.

(AFP/NXP)

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