Ukraine: Nouvelles preuves dans l’assassinat d’un journaliste
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UkraineNouvelles preuves dans l’assassinat d’un journaliste

En juillet 2016, la voiture du journaliste d’investigation Pavel Cheremet explose alors qu’il était au volant. Sa mort n’a pas été élucidée mais la police ukrainienne aurait acquis des documents et des enregistrements permettant d’identifier les commanditaires.

Critique acerbe à la fois des autorités russes, bélarusses comme ukrainiennes, Pavel Cheremet a été tué à 44 ans le 20 juillet 2016 par l’explosion d’une bombe placée dans la voiture qu’il conduisait dans la capitale ukrainienne, Kiev. (archive)


Vladimir Shtanko / Anadolu Agency

Critique acerbe à la fois des autorités russes, bélarusses comme ukrainiennes, Pavel Cheremet a été tué à 44 ans le 20 juillet 2016 par l’explosion d’une bombe placée dans la voiture qu’il conduisait dans la capitale ukrainienne, Kiev. (archive)


Vladimir Shtanko / Anadolu Agency

Anadolu Agency via AFP

La police ukrainienne a indiqué lundi disposer de nouvelles preuves permettant d’identifier les commanditaires de l’assassinat en 2016 du journaliste d’investigation réputé Pavel Cheremet, dont la mort n’a toujours pas été élucidée.

«Les documents et enregistrements audio, dont les derniers datent de 2012, sont déjà à la disposition des enquêteurs et sont intéressants pour ce qui est de l’identification des commanditaires du crime», a indiqué la police dans un communiqué, précisant avoir reçu l’autorisation de mener des investigations dans un pays de l’UE, sans préciser lequel.

Des fragments présumés de ces enregistrements ont été diffusés par le média bélarusse d’opposition Nexta, qui affirme que l’une des voix qu’ils comportent est celle de l’ancien chef du KGB, les services de sécurité bélarusses, Vadim Zaïtsev, qui a dirigé la structure de 2008 à 2012.

Critique acerbe à la fois des autorités russes, bélarusses comme ukrainiennes, Pavel Cheremet a été tué à 44 ans le 20 juillet 2016 par l’explosion d’une bombe placée dans la voiture qu’il conduisait dans la capitale ukrainienne, Kiev.

Proche de l’opposition

Cinq suspects, anciens combattants de la guerre entre forces de Kiev et séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, ont été arrêtés en décembre 2019 mais de nombreux proches de Pavel Cheremet doutent de leur implication dans le meurtre.

En juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait exigé que les enquêteurs fournissent des «preuves convaincantes et irréfutables» de l’implication des suspects et appelé à démasquer «les vrais commanditaires de ce meurtre».

Pavel Cheremet avait travaillé pour la télévision nationale bélarusse avant de quitter le pays à cause d’un conflit avec le régime de l’autoritaire président Alexandre Loukachenko. Il s’était installé en Russie, dont il avait obtenu la nationalité, et avait travaillé pour deux chaînes publiques russes avant de se rapprocher de l’opposition et de démissionner en 2014.

Il avait alors déménagé à Kiev, où il n’hésitait pas à s’attaquer aux autorités ukrainiennes tout en continuant à critiquer le président russe Vladimir Poutine.

(AFP)

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