Crise du nucléaire iranien: Nouvelles sanctions américaines contre l'Iran

Actualisé

Crise du nucléaire iranienNouvelles sanctions américaines contre l'Iran

Cette fois, Washington a décidé de cibler le secteur du bâtiment, crucial pour les Gardiens de la révolution iraniens.

Les États-Unis ont annoncé jeudi un renforcement ciblé de leurs sanctions contre l'Iran. Ils visent désormais aussi le secteur du bâtiment que Washington a déclaré lié aux Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo «poursuit les restrictions à l'encontre du programme nucléaire du régime iranien», a déclaré dans un communiqué la porte-parole du département d'État américain.

«Empêcher l'Iran d'acquérir des matériaux stratégiques»

Deux séries de décisions entraînant des sanctions ont été annoncées: «l'une identifiant le secteur du bâtiment iranien comme étant contrôlé directement et indirectement par les gardiens de la révolution islamique» et l'autre liant des matériaux jugés stratégiques aux «programmes nucléaire, balistique ou militaire» de Téhéran.

Avec ces décisions, les États-Unis auront la possibilité «d'empêcher l'Iran d'acquérir des matériaux stratégiques pour les Gardiens de la révolution, son secteur du bâtiment et ses programmes de prolifération», poursuit le communiqué.

L'objectif affiché est de retarder ou de compliquer la volonté supposée de l'Iran de se réarmer ou de reconsolider son secteur nucléaire. Washington s'est unilatéralement retiré en 2018 de l'accord international encadrant le programme nucléaire iranien et a rétabli de lourdes mesures coercitives contre l'économie iranienne.

Un ministère américain cloue au sol ses drones chinois

Le ministère américain de l'Intérieur a interdit de vol ses drones fabriqués en Chine ou avec des composants chinois, des appareils soupçonnés par Washington d'être un risque pour la sécurité nationale. Le ministre David Bernhardt «réexamine le programme de drones» du département et «a ordonné que les drones fabriqués en Chine ou avec des composants chinois soient cloués au sol», a expliqué jeudi un porte-parole dans un communiqué, sans préciser la raison de ce réexamen. Le ministère possède 810 drones, 786 fabriqués en Chine et 24 aux États-Unis avec des pièces chinoises. L'entreprise chinoise DJI est de loin numéro un dans cette technologie, avec 70% du marché mondial.

(ats)

Ton opinion