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VandalismeNuit de terreur à Zurich: «Pas vu ça depuis dix ans»

Quelque 200 casseurs, armés de barres de fer, ont saccagé le centre de Zurich «pour protester contre l'embourgeoisement» de la ville.

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Dans la nuit de vendredi à samedi à Zurich, des manifestants ont détruit de nombreuses vitrines, pillé des magasins, mis le feu à des voitures et à des conteneurs.

Dans la nuit de vendredi à samedi à Zurich, des manifestants ont détruit de nombreuses vitrines, pillé des magasins, mis le feu à des voitures et à des conteneurs.

Keystone
Dans la nuit de vendredi à samedi à Zurich, des manifestants ont détruit de nombreuses vitrines, pillé des magasins, mis le feu à des voitures et à des conteneurs.

Dans la nuit de vendredi à samedi à Zurich, des manifestants ont détruit de nombreuses vitrines, pillé des magasins, mis le feu à des voitures et à des conteneurs.

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Dans la nuit de vendredi à samedi à Zurich, des manifestants ont détruit de nombreuses vitrines, pillé des magasins, mis le feu à des voitures et à des conteneurs.

Dans la nuit de vendredi à samedi à Zurich, des manifestants ont détruit de nombreuses vitrines, pillé des magasins, mis le feu à des voitures et à des conteneurs.

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«Je n'ai jamais vu cela depuis dix ans». Mario Cortesi, porte-parole de la police municipale, n'en croit pas ses yeux. Une violente manifestation, non autorisée, a éclaté dans la nuit de vendredi à samedi à Zurich.

Elle a fait non seulement plusieurs centaines de milliers de francs de dégâts matériels, mais des personnes ont aussi été blessées. Selon la police municipale, sept agents ont dû être hospitalisés pour des lésions aux yeux et à l'ouïe. Les émeutiers ont agi dans les 3e et 4e arrondissements de la ville et ont «délibérément attaqué» les forces de l'ordre, écrit samedi 13 décembre la police.

Dans un communiqué, la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP) a exprimé sa consternation face à cette «haine aveugle et destructrice». Pour la FSFP, qui dénonce la violence croissante contre les forces de l'ordre, jeter une torche enflammée dans l'habitacle d'un véhicule doit être considéré comme une tentative de meurtre.

Nuit de terreur

Les quelque 200 manifestants, masqués et armés de barres de fer, de bâtons et de pointeurs laser sont pour la plupart issus de la gauche autonome. Les policiers ont été visés par des jets de pierres et d'engins pyrotechniques. Une torche a été lancée dans une voiture de patrouille et l'équipement d'une policière a pris feu. Elle est heureusement indemne, écrit la police.

Les manifestants ont également détruit de nombreuses vitrines, pillé des magasins, mis le feu à des voitures et à des conteneurs. Ils ont aussi cherché l'affrontement, poursuit la police zurichoise. Cette dernière n'a pas fait état d'éventuels blessés dans les rangs des activistes. L'important dispositif de la police municipale, cantonale et ferroviaire a été maintenu jusqu'aux alentours de 02h30.

Reprendre possession de la rue

Les manifestants portaient une banderole avec l'inscription en anglais «Reclaim the Streets». «Nous reprenons possession de la rue pour protester contre l'embourgeoisement progressif de la ville et la destruction des projets alternatifs», indiquent les activistes dans un appel publié sur le site indymedia.

Selon les indications de la police, l'essentiel des violences a pu être stoppé aux alentours de minuit, à l'aide de balles en caoutchouc et de canons à eau. De légères escarmouches ont encore éclaté par la suite. Quatre manifestants, âgés de 20 à 36 ans, ont été arrêtés. Deux sont de Suisse, un de la Principauté du Liechtenstein et le quatrième du Royaume-Uni. Ils sont accusés d'émeute et de dommages à la propriété.

Plusieurs véhicules d'intervention ainsi que des locaux de la police ont été sérieusement endommagés. Les manifestants ont également brisé toutes les vitres d'un restaurant bondé, dont les clients apeurés ont dû se réfugier au sous-sol et dans une arrière-salle.

Histoire

La ville de Zurich était au début des années 2000 le théâtre de manifestations similaires, menées par les «black blocs», activistes d'extrême gauche qui se mobilisaient surtout au moment du Forum de Davos, fin janvier, et lors du 1er mai.

(J.Sa/ats)

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