Football - Numa Lavanchy: «On veut battre Sion, c’est clair»
Publié

FootballNuma Lavanchy: «On veut battre Sion, c’est clair»

Alors que Lugano reste sur une série de quatre défaites de rang avant d’accueillir la lanterne rouge valaisanne, le club tessinois n’a pas encore abdiqué. Son défenseur vaudois explique pourquoi.

par
Nicolas Jacquier
Numa Lavanchy (ici contre Zurich) et le FC Lugano espèrent repartir de l’avant ce samedi. Arrivé au sud des Alpes en février 2019 en provenance de Grasshopper, le Vaudois a déjà disputé 86 matches et inscrit 6 buts avec Lugano, où il est sous contrat jusqu’en juin 2022. 

Numa Lavanchy (ici contre Zurich) et le FC Lugano espèrent repartir de l’avant ce samedi. Arrivé au sud des Alpes en février 2019 en provenance de Grasshopper, le Vaudois a déjà disputé 86 matches et inscrit 6 buts avec Lugano, où il est sous contrat jusqu’en juin 2022.

Freshfocus

Dans l’ascenseur de la Super League, il y a ceux qui montent - c’est le cas du FC Lucerne, qui vient d’engranger 13 points en 5 matches -, ceux qui espèrent toujours ne pas descendre à l’étage inférieur comme Sion, Vaduz et Saint-Gall... Et il y a ceux qui stagnent quand ils ne dégringolent pas. On pourrait citer Servette, en très nette panne de confiance; dans cette catégorie figure aussi cet étonnant mais désormais assez apathique FC Lugano.

Parti pour décrocher aisément l’Europe, le club tessinois reste sur quatre défaites de rang qui l’ont fait retomber au 6e rang, très loin de ce podium sur lequel il était encore installé après la 30e journée.

Depuis, c’est la chute libre. Qu’arrive-t-il à Lugano, dont les joueurs n’ont plus inscrit de but depuis le 21 avril et un dernier succès fêté contre Saint-Gall? On a posé la question à Numa Lavanchy. «Vu de l’extérieur, reconnaît le défenseur, cela peut donner l’impression d’un relâchement. Il n’en est rien, sauf que ce qui nous était favorable il y a encore un mois ne tourne plus en notre faveur. Dans l’équipe, on aborde les matches de la même manière. Aurait-on pu faire mieux? Oui, peut-être… Mais quand tout était beau et magnifique, on a aussi eu de la chance parfois.»

«Même si nos derniers matches font un peu tache, on peut déjà être fier de notre saison»

Numa Lavanchy, défenseur du FC Lugano

La vente programmée du club - toujours espérée par le président Renzetti mais pas encore actée - et l’actuelle non-prolongation du contrat de l’entraîneur (cela pourrait changer suivant l’identité des repreneurs) auraient-elle pu à ce point perturber le groupe? «Franchement, reprend le Vaudois du Cornaredo, je ne pense pas. La vente du club, on en parle depuis deux ans (...) Peut-être le mental collectif est-il inconsciemment devenu moins solide dès l’instant où l’on s’est retrouvé sauvé mathématiquement. Même si nos derniers matches font un peu tache, on peut déjà être fier de notre saison.»

La 4e place pourrait devenir européenne

Si le podium semble inaccessible, Lugano n’entend pas abdiquer. «On sait que la 4e place pourrait être qualificative si Lucerne terminait 3e et gagnait la Coupe. On y croit encore. Devant notre public, on veut terminer sur une bonne note, ce qui serait une manière d’inverser la dynamique négative dans laquelle on se trouve. On veut battre Sion, c’est clair.»

«Personne ne s’attend à ce qu’une équipe balance un match ou laisse filer des points»

Numa Lavanchy, défenseur du FC Lugano

Numa Lavanchy le sait, les Valaisans ont un urgent besoin de points. «Et alors? Ceux qui ont le plus à perdre, ce sont eux, pas nous.» Et pas question d’invoquer une pseudo-solidarité romande ou d’imaginer de quelconques «arrangements» entre amis. «Personne ne s’attend à ce qu’une équipe balance un match ou laisse filer des points. Je pense que Sion est le premier à espérer que Servette fasse le travail à Vaduz.»

Au Cornaredo comme ailleurs, l’heure n’est pas au cadeau et ne l’a jamais été. La lutte finale s’intensifie. Et le suspense qui l’accompagne aussi.

Contre Sion, Jacobacci est toujours motivé

Affronter le FC Sion demeure toujours particulier pour Maurizio Jacobacci, lui qui en a été l’entraîneur entre février et septembre 2018. Au printemps de cette année-là, le technicien, qui avait remplacé l’Espagnol Gabri sur le banc de Tourbillon, avait sauvé le club valaisan de la relégation en réussissant brillamment l’opération maintien.

La fin avait été plus tourmentée, jusqu’à sa mise à pied, puis son congé immédiat pour «justes motifs» selon son employeur. A l’origine de ce divorce abrupt, la destruction de matériel vidéo avant un match de Coupe de Suisse à Lausanne. «Je ne paie pas un type pour détruire ce qui fait partie de son job au quotidien, s’était défendu Christian Constantin. Il peut toujours me faire un procès, on verra bien qui aura raison.»

Portée devant la justice par Jacobacci, l’affaire n’a toujours pas été tranchée. Le différend concerne plusieurs mois de salaire.

Face à son ancienne équipe, le coach du FC Lugano sera particulièrement motivé. Il n’en fera peut-être pas plus mais en tout cas pas moins…


Votre opinion