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Etats-UnisObama dénonce une «croisade idéologique»

Le président Barack Obama a accusé ses adversaires républicains au Congrès d'avoir provoqué mardi la fermeture partielle des administrations américaines au nom d'une «croisade idéologique».

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Le bras de fer continue. Barack Obama va opposer son veto à la dernière série de projets de loi républicains, destinés à relancer partiellement les services fédéraux frappés par le «shutdown». (4 octobre 2013)

Le bras de fer continue. Barack Obama va opposer son veto à la dernière série de projets de loi républicains, destinés à relancer partiellement les services fédéraux frappés par le «shutdown». (4 octobre 2013)

AFP
Le groupe de défense américain Lockheed Martin annonce vendredi qu'il mettrait 3000 personnes en congé sans solde à partir de lundi suite à la paralysie partielle des services gouvernementaux. (4 octobre 2013)

Le groupe de défense américain Lockheed Martin annonce vendredi qu'il mettrait 3000 personnes en congé sans solde à partir de lundi suite à la paralysie partielle des services gouvernementaux. (4 octobre 2013)

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Feu rouge devant le Capitole. La paralysie budgétaire américaine pourrait se prolonger jusqu'à la date butoir fixée pour le relèvement du plafond de la dette fédérale. (4 octobre 2013).

Feu rouge devant le Capitole. La paralysie budgétaire américaine pourrait se prolonger jusqu'à la date butoir fixée pour le relèvement du plafond de la dette fédérale. (4 octobre 2013).

AFP

Lors d'une intervention dans la roseraie de la Maison-Blanche, le dirigeant démocrate a exhorté les conservateurs à mettre fin à cette paralysie, la première du genre en 17 ans, entrée en vigueur dans la nuit faute d'accord au Congrès sur une loi d'orientation budgétaire.

Les républicains de la Chambre des représentants refusent de voter un budget qui ne supprimerait pas le financement de la réforme de l'assurance-maladie, pièce maîtresse du bilan social du président.

Le Sénat aux mains des alliés démocrates rejette ces tentatives. Un volet important de cette réforme est précisément entré en vigueur mardi: des millions d'Américains démunis d'assurance maladie peuvent désormais s'inscrire sur internet pour bénéficier d'une couverture subventionnée à partir de janvier 2014.

«Une paralysie pas inévitable»

Barack Obama a profité de son intervention pour vanter une nouvelle fois les bénéfices de cette réforme, promulguée en 2010 et confirmée en 2012 par la Cour suprême. Il a cité en exemple les cas d'Américains qui l'accompagnaient face aux caméras mardi.

Des centaines de milliers de fonctionnaires américains ont été forcés mardi d'entamer des congés sans solde pour une période indéterminée. D'autres devront se présenter à leur travail, mais ne sont pas assurés d'être payés.

«Cette paralysie républicaine n'était pas inévitable, je veux que tous les Américains comprennent pourquoi elle s'est produite», a ajouté Barack Obama.

«Ils ont paralysé le gouvernement au nom d'une croisade idéologique pour empêcher des millions d'Américains de pouvoir se soigner pour un coût raisonnable», a-t-il assuré.

(AFP)

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