Actualisé 10.11.2016 à 05:53

Etats-UnisObama et Kerry veulent une transition en douceur

Le président s'est exprimé depuis la Maison Blanche peu après l'allocution de Hillary Clinton, à New York.

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Un mur anti-immigrés devrait être érigé à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, comme l'a affirmé Donald Trump durant sa campagne électorale. C'est le Congrès américain qui avancera l'argent. (Vendredi 6 janvier 2017)

Un mur anti-immigrés devrait être érigé à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, comme l'a affirmé Donald Trump durant sa campagne électorale. C'est le Congrès américain qui avancera l'argent. (Vendredi 6 janvier 2017)

AFP
Le milliardaire Wang Jianlin, l'un des hommes les plus riches de Chine, a averti Donald Trump que 20'000 emplois étaient menacés aux Etats-Unis, notamment à Hollywood, si le futur président américain devait bloquer ses investissements dans le pays. (Mardi 13 décembre 2016)

Le milliardaire Wang Jianlin, l'un des hommes les plus riches de Chine, a averti Donald Trump que 20'000 emplois étaient menacés aux Etats-Unis, notamment à Hollywood, si le futur président américain devait bloquer ses investissements dans le pays. (Mardi 13 décembre 2016)

Keystone
Moscou nie avoir cherché à faire élire Trump contrairement aux informations parues dans le Washington Post. (Lundi 12 décembre 2016)

Moscou nie avoir cherché à faire élire Trump contrairement aux informations parues dans le Washington Post. (Lundi 12 décembre 2016)

AFP

Barack Obama a affirmé mercredi que l'Amérique toute entière souhaitait le «succès» de Donald Trump. Le président des Etats-Unis s'est déclaré «encouragé» par les premiers propos de son successeur.

«Tout le monde est triste après avoir perdu une élection, mais le jour suivant nous devons nous rappeler que nous ne formons en réalité qu'une seule équipe», a déclaré Barack Obama lors de brèves remarques, dans une atmosphère lourde, depuis les jardins de la Maison Blanche.

Souhaitant une transition en douceur avec le milliardaire populiste, Barack Obama a insisté sur la capacité de l'Amérique à se rassembler à l'issue d'une campagne, aussi acrimonieuse soit-elle.

«Nous ne sommes pas d'abord démocrates ou d'abord républicains. Nous sommes d'abord Américains. Nous voulons tous le meilleur pour ce pays. C'est ce que j'ai entendu dans le discours de M. Trump hier et lorsque je lui ai parlé directement. Et j'ai été encouragé par cela», a expliqué le 44e président des Etats-Unis, qui quittera le pouvoir dans deux mois et demi.

Soulignant l'importance «du respect des institutions, de la loi» et «du respect les uns pour les autres», il a dit espérer que le magnat de l'immobilier soit fidèle à l'esprit de ses premiers mots après la victoire.

«Ce n'est un secret pour personne que le président élu et moi-même avons des différences de vue très marquées», a-t-il noté. Barack Obama a aussi souligné que, il y a huit ans, il avait également des divergences profondes avec George W. Bush. Relevant que la transition d'alors s'était passée sans heurts, il a indiqué avoir demandé à ses équipes de «suivre cet exemple» et faire tout son possible pour que la transition soit «couronnée de succès».

Kerry félicite Trump

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a lui aussi félicité jeudi Donald Trump pour sa victoire et promis une transition en douceur pour ne rien oublier des grands dossiers de politique étrangère.

«J'ai donné pour instruction à notre équipe de travailler avec la nouvelle administration de façon aussi complète et ouverte que possible», a dit John Kerry. «Il s'agit de les aider autant que possible, afin que la passation de pouvoir soit aussi douce que possible, sans perdre une miette des grands sujets auxquels nous sommes confrontés.»

«Plus divisés que nous le pensions»

La candidate démocrate battue à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, a proposé mercredi de travailler avec son rival victorieux, Donald Trump. Elle lui a souhaité une présidence réussie.

«J'espère qu'il va réussir en tant que président de tous les Américains», a déclaré Hillary Clinton, en estimant par ailleurs que cette élection avait montré que les Etats-Unis étaient «plus divisés que nous ne le pensions».

Elle a ajouté que les Américains devaient faire preuve d'«ouverture d'esprit» à la perspective d'une présidence Trump, à qui ils devaient «offrir sa chance de diriger» le pays.

Plafond de verre

C'était la première fois que Hillary Clinton s'exprimait en public depuis l'annonce de sa déroute électorale. Elle est apparue sur la scène d'un hôtel de Manhattan, non loin de l'endroit où elle aurait célébré sa victoire si les sondages ne s'étaient pas trompés à ce point sur son compte.

Le transfert pacifique du pouvoir a une «valeur sacrée» dans la démocratie américaine, a également assuré la candidate malheureuse, qui a finalement échoué à devenir la première femme présidente des Etats-Unis.

«Nous n'avons pas encore brisé le plus haut et le plus dur des plafonds de verre mais, un jour, quelqu'un le fera et, espérons-le, plus tôt qu'on ne l'imagine».

Un des responsables de la communication de l'équipe Trump, a twitté: «discours de très grande tenue de @HillaryClinton. Une étape importante pour ressouder notre pays».

(ats)

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