07.06.2015 à 19:46

Sommet du G7Obama et Merkel veulent maintenir les sanctions contre Moscou

Berlin, Washington et Bruxelles ont martelé dimanche dès l'ouverture du sommet du G7 leur fermeté face à Moscou dans le conflit ukrainien.

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Les membres du G7.(Dimanche 7 juin 2015)

Les membres du G7.(Dimanche 7 juin 2015)

Reuters
Barack Obama et Angela Merkel accueillis par la population bavaroise. (7 juin 2015).

Barack Obama et Angela Merkel accueillis par la population bavaroise. (7 juin 2015).

Keystone
Barack Obama et Angela Merkel accueillis par la population bavaroise. (7 juin 2015).

Barack Obama et Angela Merkel accueillis par la population bavaroise. (7 juin 2015).

Keystone

Juste avant de partager de la bière (sans alcool) et des bretzels avec la chancelière Angela Merkel dans le village bavarois de Krün, le président Barack Obama a insisté sur la force du lien germano-américain et la nécessité de faire face à l'«agression» russe dans l'est de l'Ukraine. La cérémonie folklorique avait été précédée par un entretien bilatéral.

L'UE et les Etats-Unis, parrains des fragiles accords de paix de Minsk-2, signés le 12 février, ont exprimé leur préoccupation au sujet de la reprise des combats ces derniers jours. Moscou a de son côté estimé que le processus de paix risquait de «voler en éclats».

La chancelière allemande et le président américain sont tombés d'accord sur un maintien des sanctions tant que la Russie ne respectera pas complètement les accords de la trêve et la souveraineté de l'Ukraine, a confirmé dans la foulée la Maison Blanche. Un message à l'attention de Vladimir Poutine, exclu du G7 depuis l'annexion par son pays de la Crimée en mars 2014.

Les lourdes sanctions prises par l'UE contre Moscou, qui frappent des pans entiers de l'économie russe, dont les secteurs des banques, de la défense et du pétrole, arrivent à expiration fin juillet. Les accords de Minsk-2 prévoient des mesures progressives jusqu'à la fin de l'année pour mettre fin au conflit entre des séparatistes prorusses et Kiev qui a déjà fait plus de 6400 morts en plus d'un an.

Tusk enfonce le clou

Dans une conférence de presse séparée, le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, est allé encore plus loin appelant le G7 à «confirmer son unité» sur les sanctions contre la Russie. «Si quelqu'un veut engager un débat sur le régime de sanctions, ce ne pourra être que pour le renforcer», a-t-il dit.

Sur le terrain, la situation restait tendue. Un porte-parole militaire ukrainien a fait état dimanche de vols de drones et de tirs de lance-roquettes, à mi-chemin entre le fief rebelle de Donetsk et Marioupol, dernière grande ville dans la zone du conflit sous contrôle du gouvernement ukrainien.

Huit soldats ukrainiens ont été blessés depuis samedi, selon lui. Les autorités séparatistes ont, elles, recensé deux civils blessés à Donetsk lors de bombardements attribués à l'armée ukrainienne.

La Grèce s'invite

Dimanche après-midi, Mme Merkel a accueilli le reste de ses invités (le président français François Hollande, le Premier ministre britannique David Cameron, le président du Conseil italien Matteo Renzi, le Premier ministre japonais Shinzo Abe et son homologue canadien Stephen Harper) au château d'Elmau, un hôtel de grand luxe.

Plus tôt, à Krün, M. Obama avait aussi évoqué la nécessité pour les partenaires du G7 de se pencher sur les moyens de «maintenir une UE forte et prospère», dans une allusion à la Grèce. Egalement présent, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a appelé Athènes à présenter rapidement de nouvelles propositions de réformes. «Evidemment il y a une date limite», a-t-il précisé.

Le Luxembourgeois veut saisir l'occasion d'un sommet UE-Amérique latine à Bruxelles la semaine prochaine pour parler à nouveau avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras. Mais auparavant, dès lundi, une autre actrice clé du dossier grec, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, sera également au château d'Elmau.

No comment

Le premier jour du G7 a enfin été l'occasion pour Berlin et Washington d'essayer d'éteindre l'incendie provoqué par des suspicions d'espionnage entre les deux pays.

«Nous sommes unis en tant qu'alliés inséparables en Europe et dans le monde», a sobrement déclaré Barack Obama. La chancelière lui a emboîté le pas. «Malgré quelques divergences de point de vue, a-t-elle dit, les Etats-Unis d'Amérique sont notre ami, notre partenaire, et un partenaire tellement essentiel que nous coopérons étroitement parce que nous en avons besoin». Fin du débat.

Barack Obama opposé à la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE

Le Premier ministre britannique David Cameron veut organiser un référendum dans son pays d'ici 2017.

«Nous espérons vraiment que le Royaume-Uni restera membre de l'Union européenne», a déclaré le président américain lors d'une réunion avec David Cameron au sommet du G7 en Bavière (Allemagne).

Lors de la campagne électorale qui a vu sa réélection début mai, David Cameron a promis d'organiser un référendum sur le maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE d'ici la fin 2017.

(ats)

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