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«Mur budgétaire»Obama «ouvert au compromis» avec les républicains

Barack Obama s'est dit mercredi «ouvert au compromis» avec l'opposition républicaine au Congrès. Il s'agit de trouver une solution qui permette aux Etats-Unis de sortir de l'impasse budgétaire.

Barack Obama: «...Comme je l'ai déjà dit, je suis ouvert au compromis et je suis ouvert aux nouvelles idées.»

Barack Obama: «...Comme je l'ai déjà dit, je suis ouvert au compromis et je suis ouvert aux nouvelles idées.»

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Lors de sa première conférence de presse depuis sa réélection, il s'est par ailleurs montré ouvert à la Coalition syrienne.

Le président démocrate a souhaité parvenir à «un accord conséquent» et «complet» avec les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants. Il a affirmé être «très désireux» de trouver une solution en matière fiscale, mais a prévenu qu'il souhaitait toujours mettre fin aux exonérations fiscales dont bénéficient les plus riches, mises en place par son prédécesseur républicain George W. Bush, et que ce point devrait figurer dans l'accord.

Pour le président et le Congrès, il s'agit d'éviter le «mur budgétaire», c'est-à-dire l'entrée en vigueur automatique de coupes dans les dépenses publiques et de hausses d'impôts pour tous les ménages début 2013, conséquence potentiellement funeste pour la reprise économique de l'expiration de mesures temporaires.

«Dans la semaine écoulée, j'ai été encouragé d'avoir entendu dire que des républicains s'accordaient sur la nécessité de mettre dans l'équation davantage de rentrées fiscales venues des Américains les plus riches», a-t-il déclaré.

«Si le Congrès n'agit pas d'ici à la fin de l'année, les impôts de tout le monde augmenteront automatiquement, dont ceux des 98% d'Américains qui gagnent moins de 250'000 dollars par an, et des 97% de PME au chiffre d'affaires inférieur à 250'000 dollars. C'est absurde. Notre économie ne peut pas se le permettre à l'heure actuelle», a-t-il critiqué.

La Bourse recule

Malgré cette volonté d'aller de l'avant, la bourse de New York a nettement reculé mercredi. Les marchés ont jugé que Barack Obama n'a pas annoncé d'avancée dans les négociations pour éviter une impasse budgétaire, potentiellement lourde de conséquence pour l'économie américaine.

Les courtiers craignent qu'en l'absence d'accord entre l'exécutif et le Congrès, le faible élan de croissance soit interrompu et que l'économie américaine rebascule en récession.

Petraeus: pas de conséquences sur la sécurité

Barack Obama a encore affirmé que le scandale qui a coûté sa place au chef de la CIA David Petraeus n'avait a priori pas eu de conséquence sur la sécurité nationale des Etats-Unis. Il a défendu avec passion son ambassadrice à l'ONU Susan Rice dans l'affaire de Benghazi (Libye).

«Je n'ai aucune preuve à l'heure actuelle, d'après ce que j'ai vu, du fait que des informations secrètes aient été divulguées qui auraient des conséquences négatives sur notre sécurité nationale», a déclaré le président américain.

Le locataire de la Maison-Blanche a toutefois souligné qu'une enquête était en cours. «Je ne veux pas faire de commentaires sur les détails de l'enquête», a-t-il ajouté.

Opposition syrienne légitime

Le président des Etats-Unis a par ailleurs dit qu'il n'était pas prêt à reconnaître l'opposition syrienne comme gouvernement en exil tout en se disant «encouragé» par son élargissement et son unification décidés dimanche à Doha.

«Je suis encouragé par le fait que l'opposition syrienne a créé un groupe dont la cohésion pourrait être plus grande que par le passé. Nous leur parlerons», a-t-il déclaré.

«Nous pensons que c'est un groupe diversifié et représentatif», a- t-il dit. «Nous les considérons comme une représentation légitime des aspirations du peuple syrien», a insisté M. Obama, marquant sa différence avec son homologue français François Hollande qui avait déclaré mardi que «la France reconnaît la coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement provisoire de la Syrie démocratique».

Immigration revue

Le président des Etats-Unis a également abordé la question de l'immigration. Il a dit s'attendre à l'introduction au Congrès d'un projet de loi sur la réforme du système d'immigration peu après sa seconde investiture fin janvier.

(ats/afp)

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