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Elections américainesObama reconnaît sa responsabilité dans la défaite des démocrates

Barack Obama a reconnu dimanche avoir échoué dans ses efforts pour convaincre les Américains du bien-fondé de sa politique conduisant à la défaite démocrate aux dernières élections législatives de mi-mandat.

Le président américain Barack Obama (photo) a reconnu sa responsabilité dans la défaite des démocrates. (Photo d'illustration)

Le président américain Barack Obama (photo) a reconnu sa responsabilité dans la défaite des démocrates. (Photo d'illustration)

AFP

«Je dois reconnaître ma responsabilité» dans cet échec, a-t-il dit lors d'une interview sur la chaîne CBS enregistrée vendredi avant son départ pour une tournée en Asie et diffusée dimanche 9 novembre. «Nous avons été vaincus», a concédé le président, qui n'obtient que 40% d'opinions favorables.

Le locataire de la Maison blanche répondait à une question sur des déclarations d'un haut responsable démocrate du Sénat qui avait souligné que l'impopularité de M. Obama expliquait leur défaite au Congrès.

«Je pense que nous n'avons pas réussi à expliquer aux Américains ce que nous essayons de faire et pourquoi nous allons dans la bonne direction, ce qui constitue un échec politique que nous devons corriger», a-t-il poursuivi.

«Nous faisons des progrès»

«Il faut vraiment tendre la main à l'opposition et essayer de persuader autant que possible», a jugé M. Obama qui se retrouve avec la plus forte majorité républicaine au Congrès depuis des décennies. «Les gens ont le sentiment que les choses ne marchent pas même s'il ne fait aucun doute que l'économie s'est nettement améliorée», a-t-il insisté.

Barack Obama a cité le taux de chômage à 5,8%, les plus de 200'000 créations nettes d'emplois en octobre et plus de 10 millions depuis son arrivée à la Maison Blanche. Il a aussi relevé que grâce à son programme d'assurance maladie, des millions de personnes ont désormais une couverture.

«Nous faisons donc des progrès mais les Américains voient que leurs revenus n'ont pas augmenté, que c'est difficile d'épargner pour la retraite et d'envoyer leurs enfants à l'université», a-t-il relevé avant d'ajouter: «ils déplorent aussi les blocages à Washington et la seule personne qu'ils connaissent c'est le président».

Travail par décret

Malgré sa volonté affichée de travailler avec les républicains, M. Obama n'en a pas moins réitéré dimanche son désir d'agir par décret sur la réforme de l'immigration tout en souhaitant que le Congrès adopte rapidement une loi sur le modèle de celle votée par le Sénat en 2013 mais enterrée à la Chambre des représentants.

«En parallèle, je vais faire tout ce que je peux par décret (...) et dès que le Congrès adoptera une loi sur l'immigration je la signerai», a-t-il expliqué. Les chefs de file républicains du Congrès ont mis en garde le président contre toute décision unilatérale visant en particulier à régulariser une partie des onze millions de sans-papiers aux Etats-Unis.

Du sang neuf

M. Obama, dont le mandat expire en janvier 2017, a encore aussi promis des changements à venir à la Maison Blanche pour y apporter du sang neuf. «Nous allons faire venir de nouvelles personnes car les gens sont fatigués (...) c'est un travail épuisant».

(ats)

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