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SandyObama rend visite aux victimes de l'Ouragan

Le président Barack Obama a délaissé des réunions électorales dans les Etats-clés mercredi pour la troisième journée consécutive, afin de jouer pleinement son rôle de président. De son côté Mitt Romney fait campagne.

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Hoboken, New Jersey, en face de Manhattan.

Hoboken, New Jersey, en face de Manhattan.

Keystone
Hudson River marina, à Hoboken, New Jersey.

Hudson River marina, à Hoboken, New Jersey.

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Taxis noyé à Hoboken, dans le New Jersey.

Taxis noyé à Hoboken, dans le New Jersey.

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Il a rendu visite aux victimes de la tempête Sandy dans l'Etat du New Jersey, un terrain électoral acquis à sa cause.

Face à lui, son concurrent républicain, l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, devait faire preuve de stratégie, en respectant les victimes de Sandy sans pour autant suspendre sa campagne, à six jours de l'élection.

Après avoir modéré son discours mardi dans l'Ohio et mis l'accent sur les victimes, Mitt Romney a prévu trois meetings mercredi en Floride, le plus gros des Etats susceptibles de faire basculer l'élection. Sandy a largement épargné la Floride, aussi Romney espère pouvoir y mener campagne sans paraître insensible au sort des victimes.

L'attitude d'Obama représente elle aussi un pari. Plutôt que d'utiliser le peu de temps qu'il lui reste pour tenter de convaincre les électeurs dans les Etats qui feront basculer l'élection, Barack Obama a préféré une apparition télévisée aux côtés du gouverneur républicain du New Jersey, Chris Christie.

Ce dernier est un fervent partisan de Mitt Romney et un critique acharné de Barack Obama, mais il a salué la gestion de Sandy par le président. Un soutien inattendu que la visite d'Obama devrait souligner.

Accès illimité aux médias

Barack Obama pourrait aussi profiter d'une comparaison avantageuse avec son prédécesseur George W. Bush, et la colère provoquée par son comportement lors du drame de l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans en 2005, selon Kathleen Hall Jamieson, directrice du centre des politiques publiques Annenberg à l'université de Pennsylvanie.

Une catastrophe naturelle fournit au président "un accès illimité aux médias pour dire des choses que le public veut et doit entendre, d'une façon qui renforce le fait qu'il est le président", a-t-elle ajouté.

S'il a annulé ses rendez-vous de campagne, Barack Obama demeure néanmoins présent médiatiquement, en tant que commandant en chef des opérations de secours. Mardi, il s'est rendu au siège de la Croix rouge américaine, non loin de la Maison Blanche, pour compatir auprès des victimes et encourager les secouristes. "C'est un moment difficile pour des millions de personnes", a-t-il déclaré, "mais l'Amérique est encore plus coriace."

La stratégie de Romney s'est révélée hésitante. Après avoir déclaré vouloir ne pas se rendre à une réunion électorale dans l'Ohio mardi, il a ensuite décidé de s'y rendre et de le transformer en réunion de soutien aux victimes, sans discours de campagne.

L'ancien président démocrate Bill Clinton a été dépêché mardi dans le Minnesota et l'équipe d'Obama a entrepris d'acheter du temps d'antenne dans ces trois Etats. Mercredi, le vice-président Joe Biden devait faire campagne en Floride. Son concurrent, Paul Ryan, devait être dans le Wisconsin.

(ats)

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