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Inégalités et croissanceObama veut reprendre la main, avec ou sans le Congrès

Espérant une année 2014 sous le signe de la «percée» économique, le président américain Barack Obama a promis mardi qu'il surmonterait l'obstacle d'un Congrès divisé.

Le président américain a prévenu qu'il agirait au besoin de sa propre initiative pour oeuvrer à la réduction des inégalités aux Etats-Unis.

Lors de son discours annuel sur l'état de l'Union, Barack Obama a souhaité «faire accélérer la croissance, renforcer la classe moyenne et créer des nouvelles passerelles vers la classe moyenne».

Certaines de ces mesures «vont requérir une action du Congrès, et j'ai hâte de travailler avec vous tous», a affirmé Barack Obama, d'un ton volontaire et combatif, après trois ans pendant lesquels son programme économique et social a été contrecarré par les républicains majoritaires à la Chambre des représentants.

«Mais les Etats-Unis ne restent pas immobiles, et moi non plus. Donc, quand je pourrai prendre des mesures sans passer par la voie législative pour améliorer les occasions de réussir pour davantage de familles américaines, c'est ce que je ferai», a-t-il martelé.

Elections en novembre

Le gouvernement démocrate et les républicains du Congrès sont engagés depuis 2011 dans un bras de fer sur les recettes et les dépenses, qui a atteint son paroxysme en octobre, avec plus de deux semaines de blocage des administrations. Depuis, les élus sont parvenus à un compromis sur des orientations à moyen terme, mais d'autres crises menacent, comme un énième relèvement du plafond de la dette.

De nombreux élus ont surtout leur avenir personnel à l'esprit: toute la Chambre et le tiers du Sénat seront renouvelés en novembre prochain.

«Ce qui à mon avis unit les gens dans ce pays (...) c'est la croyance simple et profonde dans l'idée d'une possibilité pour tous de réussir», a affirmé Barack Obama.

Evoquant «le taux de chômage le plus bas depuis cinq ans», «un marché de l'immobilier en train de rebondir», le chef de l'Etat a dit être «persuadé que cette année peut être celle de la percée pour les Etats-Unis», qui sont, à son sens, «mieux placés pour le XXIe siècle que n'importe quel autre pays sur terre».

Plus d'inégalités

Il a toutefois souligné que depuis plus de 30 ans, «les inégalités se sont creusées. La progression sociale vers le haut a calé. La vérité, pure et simple, est que même en pleine reprise, trop d'Américains travaillent plus dur qu'avant juste pour joindre les deux bouts». Il a affirmé que la mission du gouvernement était «de renverser cette tendance».

Parmi les mesures unilatérales que le dirigeant a annoncées, figure une augmentation du salaire horaire minimum pour les nouveaux contractuels de l'Etat fédéral, à 10,10 dollars contre 7,25 dollars actuellement.

Barack Obama s'est également employé à défendre son programme d'assurance santé. «Je n'entends pas convaincre mes amis républicains des mérites de cette loi», a-t-il déclaré. «Mais je sais que les Américains n'ont pas envie de raviver d'anciennes batailles.»

Le président américain a également annoncé qu'il entendait tenir cette année une vieille promesse, celle de la fermeture de la prison de Guantanamo.

Al-Qaïda «sur le chemin de la défaite»

Comme souvent pour un tel discours, les questions internationales n'ont été évoquées que rapidement. Les Etats-Unis ont mis Al-Qaïda «sur le chemin de la défaite», mais «la menace a évolué» et des groupes affiliés s'enracinent ailleurs, comme au Yémen, en Somalie, en Irak et au Mali, a prévenu le président.

Sur l'Iran, Barack Obama a aussi répété qu'il opposerait son veto à toutes sanctions contre l'Iran qui seraient votées par le Congrès pendant les négociations sur le programme nucléaire de la République islamique.

Et en Ukraine, théâtre d'une violente crise politique, Barack Obama a souligné que les Etats-Unis défendaient «le principe que le peuple a le droit de s'exprimer librement et pacifiquement et doit avoir son mot à dire pour l'avenir du pays».

(AFP)

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