Berne: Olivier Français appelle à voter pour Ada Marra
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BerneOlivier Français appelle à voter pour Ada Marra

Le conseiller aux Etats vaudois du PLR affiche sa nette préférence pour siéger avec la socialiste plutôt qu'avec Adèle Thorens. Diviser pour régner ? Le ticket rose-vert reste de marbre.

par
Eric Felley
Olivier Français tente d'animer la campagne en choisissant laquelle de ses deux adversaires de gauche a sa préférence au deuxième tour. Craint-il à ce point d'être doublé par les deux ?

Olivier Français tente d'animer la campagne en choisissant laquelle de ses deux adversaires de gauche a sa préférence au deuxième tour. Craint-il à ce point d'être doublé par les deux ?

Peter Klaunzer, Keystone

Olivier Français, conseiller aux Etats vaudois et candidat à sa propre succession, persiste et signe. Dans un article de «La Liberté» la semaine dernière, il a évoqué sa préférence pour siéger durant quatre années supplémentaires avec la socialiste Ada Marra (PS/VD). «Au deuxième tour, confirme-t-il aujourd'hui, c'est ce que je demanderai. Je ne sais pas pourquoi on dit que Adèle Thorens est plus au centre qu'Ada Marra. Les rankings montrent bien que les Verts sont plus à gauche que les socialistes.»

75 % de votes avec Géraldine Savary

Olivier Français a passé quatre ans avec la socialiste Géraldine Savary: «J'ai fait les comptes et dans 75 % des cas, nous avons voté la même chose.» Mais il semble qu'il n'y ait pas que la politique qui joue un rôle: «En fait que ce soit l'une ou l'autre, la ligne politique est très proche et je n'ai que 50% de positions communes avec chacune, mais socialement je me sens plus à l'aise avec Ada Marra.»

Au peuple le dernier mot

S'il parle du deuxième tour, il est clair que le message brouille déjà les esprits pour le premier. Ada Marra réagit en souriant: «Nous sommes deux femmes sur un ticket progressiste avec une ligne commune. Il y a largement assez de gens qui ont un vote réactionnaire aux Chambres fédérales. Si c'est une tentative de division, je reste de marbre. Ce n'est pas aux candidats de dire avec qui ils préfèrent siéger, c'est au peuple de choisir parmi les propositions qui lui sont faites.» Quant à Adèle Thorens, elle n'en pense pas moins: «Nous proposons, le peuple dispose», tranche-t-elle, lapidaire.

Pas avec un candidat UDC ?

Olivier Français verra si sa tactique est efficace pour conserver son siège, qu'il a pris à l'écologiste Luc Recordon en 2015. En tout cas, il semble avoir fait le deuil d'une double ambition à droite au second tour en compagnie d'un des deux candidats UDC, Jacques Nicolet (UDC/VD) ou Michaël Buffat (UDC/VD).

Eric Felley

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