Attaqué: Omar Sy répond aux commentaires haineux
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AttaquéOmar Sy répond aux commentaires haineux

En dénonçant les violences policières et en lançant une pétition pour que les choses changent, l'acteur a essuyé de nombreuses attaques.

par
LeMatin.ch
«Je paie des impôts en France, et je rappelle que je suis citoyen français et, à ce titre, il me semble que j'ai le droit d'appeler à la justice», répond-il dans «L’Obs».

«Je paie des impôts en France, et je rappelle que je suis citoyen français et, à ce titre, il me semble que j'ai le droit d'appeler à la justice», répond-il dans «L’Obs».

AFP

En dénonçant les violences policières, Omar Sy s’est retrouvé attaqué personnellement par une partie de la population. Certains l’ont notamment accusé d’avoir fui la fiscalité française en s’installant en Californie. D’autres de parler de choses qui ne le concernent pas, étant privilégié, donc, dans les deux cas, de ne pas avoir son mot à dire et d'être hypocrite.

«Je paie des impôts en France, et je rappelle que je suis citoyen français et, à ce titre, il me semble que j'ai le droit d'appeler à la justice», répond-il dans «L’Obs», enjoignant ses détracteurs à se «renseigner sur la fiscalité californienne».

«Nombreux contrôles au faciès»

Omar Sy n’est en effet pas né dans un quartier huppé de France. Avant de connaître le succès grâce au «SAV» de Canal+ puis de s’envoler pour Hollywood, il a grandi à Trappes, une banlieue des Yvelines.

«J'ai subi de trop nombreux contrôles au faciès. C'était il y a plusieurs dizaines d'années. J'ai vu aussi des proches pleurer leur enfant, mort après avoir croisé le chemin des forces de l'ordre. C'était il y a cinq ou six ans. J'ai encore suivi l'affaire Adama Traoré. C'était il y a quatre ans. Je connais le poids de cette douleur, je connais ce sentiment l'illégitimité sous lequel les parents ploient quand il s'agit de demander justice. Je connais ce silence coupable auquel on les renvoie, je connais cette injonction sourde à faire profil bas qui décuple les souffrances», ajoute-t-il.

Clé d'étranglement interdite

Omar Sy espère maintenant que des changements vont être décidés, notamment au plus haut sommet de l’Etat. Un long chemin, à en croire les derniers événements France. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé l'interdiction de la clé d’étranglement (au profit du pistolet à impulsion électrique, connu aussi sous le nom de Taser), mais il serait en train de revenir quelque peu sur sa décision à en croire BFM TV, alors que les policiers ont fait part de leur colère suite à cette décision. La clé d’étranglement «respiratoire» (appuyer son bras sur la trachée) serait autorisée mais pas la clé d’étranglement «sanguin» (appuyer son bras sur la carotide).

Pas sûr que ce soit le changement demandé par Omar Sy.

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