Actualisé 10.06.2019 à 11:56

On avale 50 000 particules de plastique par an

Santé

Une étude récente publie des chiffres alarmants. Mais les effets sur la santé provoqués par l'ingestion de micro-plastiques restent pour l'heure inconnus.

par
Clément Bonard
Pour parvenir à ce nombre, une étude tout juste publiée a utilisé les données de vingt-six études précédentes.

Pour parvenir à ce nombre, une étude tout juste publiée a utilisé les données de vingt-six études précédentes.

Pixabay

Quelque soit notre alimentation, nous n'y échappons pas. Sans le savoir, nous avalons tous des quantités astronomiques de plastique, et ce via des micro-particules mesurant moins de 5 millimètres.

Rapportée par «Slate», une étude américaine avance un chiffre hallucinant: par année, un individu ingurgiterait pas moins de 50 000 particules fines de plastique. Comment expliquer un tel chiffre? Lorsque l'on jette un déchet en plastique, ce dernier peut se retrouver soit dans un incinérateur, soit dans une décharge, ou bien trop souvent, dans les égouts. Quoiqu'il arrive, ces déchets termineront dans la terre, dans les mers, ou dans les airs, sous la forme de micro-plastiques.

Le cycle de l'eau intervient alors et prend le relais. En s'évaporant, l'eau s'accumule dans les nuages, retombe sous forme de pluie, répandant ces particules fines absolument partout. Résultat: elles finissent par imprégner nos fruits et légumes, notre eau, notre air, etc.

Grande inquiétude

La recherche sur les micro-plastiques en étant à ses début, il est pour l'instant impossible de déterminer avec précision leurs effets sur notre organisme. Néanmoins, elle est en plein essor: «Sur les cinq premiers mois de 2019, nous avons déjà publié autant [sur le sujet] que pour toute l’année 2017», explique au magazine «National Geographic» un chercheur français, qui a soutenu sa thèse sur ce thème fin 2017.

En avril 2019, la Commission européenne s'est d'ailleurs positionnée sur le sujet: «Les preuves actuelles concernant l'impact des micro-plastiques sur la santé donnent déjà de quoi mettre en place des précautions».

Ces particules sont si fines qu'elles parviennent à traverser nos tissus et peuvent ainsi s'accumuler dans nos organes. Dès lors, il n'est pas impossible qu'elles détériorent à long terme leur fonctionnement...

Voilà donc une excellente raison pour tenter de réduire sa consommation de plastique à usage unique et privilégier l'usage d'une gourde.

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