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GIRL POWEROn branche les filles électriques!

De Warpaint à Boy, elles vont faire hurler les guitares. Ce qui n’a pas toujours été aussi facile dans le rock.

par
Fred Valet

«Branchez la guitare/Entonnez le tambour/Moi j’accorde ma basse/Un, deux, trois, quatre!» Tout le monde se souvient du «Brio», ovni nineties composé par Big Soul et chanté par une grande blonde plutôt déterminée. Oui, depuis quelques années, les femmes n’ont plus peur de faire du bruit en groupe. La preuve à Nyon en juillet, où une dizaine de minettes frondeuses, de The Kills à Monoski, ne vont pas hésiter à faire la loi sur le terrain de l’Asse. Des filles à guitare, d’accord ce n’est pas tout récent, mais certains disent que ce n’est même pas encore totalement gagné. Depuis 1937 et The International Sweethearts of Rhythm — historiquement l’un des premiers groupes exclusivement composé de filles aux Etats-Unis — il a fallu du temps, des batailles et quelques légendes pour que dentelle rime enfin avec décibel. Si, aujourd’hui, le rock’n’roll décliné au féminin semble avoir été largement accepté dans le milieu, il est encore parfois assimilé à une simple branche culturelle du féminisme. «D’ailleurs, ce n’est pas parce que les filles investissent un domaine qu’il n’y a plus de sexisme: celui-ci s’exerce simplement d’une façon différente. On va donc retrouver toutes ces formes de disqualification et d’a priori qu’elles vont devoir contourner en permanence», avait analysé le sociologue français Eric Macé dans le documentaire «Les filles du rock» en 2010. Le punk des années 1970

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