Restriction: «On n'a pas étudié le besoin aux WC»
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Restriction«On n'a pas étudié le besoin aux WC»

La parlementaire biennoise Dana Augsburger-Brom aura tout essayé pour la réouverture des WC publics: les autorités ne veulent plus les nettoyer.

par
Vincent Donzé
Dana Augsburger-Brom devant un lieu d'aisance: «J'ai vite compris que le combat était perdu: les autorités ne veulent plus débourser 100'000 francs par an pour nettoyer les WC publics»

Dana Augsburger-Brom devant un lieu d'aisance: «J'ai vite compris que le combat était perdu: les autorités ne veulent plus débourser 100'000 francs par an pour nettoyer les WC publics»

La socialiste biennoise Dana Augsburger-Brom a trouvé un appui au sein de son propre parti, au Conseil de Ville, dans son combat pour la réouverture de tous les WC publics à Bienne. Son collègue Pierre Ogi a envoyé une pique bien sentie à l'intention des autorités: «Pour les hommes, le problème a été réglé en plantant 1500 arbres», a-t-il plaisanté à l'intention de la conseillère municipale Barbara Schwickert, absente lors du débat.

Dana Augsburger-Brom aussi a failli être absente, jeudi soir: «Au moment où mon intervention allait être traitées, j'avais un urgent besoin d'aller aux toilettes», confie-t-elle. La parlementaire s'est absentée, mais elle était de retour juste à temps dans l'hémicycle: «J'ai vite compris que le combat était perdu: les autorités ne veulent plus débourser 100'000 francs par an pour nettoyer les WC publics».

Son postulat a été rayé de l'ordre du jour comme étant réalisé: sur les 15 toilettes publiques fermées en 2013, neuf ont été rouvertes en 2015, dans une ville de 56'000 habitants. Mais selon Dana Augsburger-Brom, les six toilettes restées fermées l'ont été pour un motif purement comptable: «On n'a pas étudié le besoin aux WC», déclare sans jeu de mots cette parlementaire bilingue.

La crainte de Dana Augsburger-Brom, c'est que par manque d'entretien, l'état des WC publics fermés se dégradera «Ces bâtiment qui appartiennent aux citoyens finiront pas être couverts de tags et de détritus. Ils seront salis par de l'urine et dans quelques années, on nous demandera un crédit pour les démolir ou les rénover», remarque l'élue socialiste.

L'option biennoise réside dans le concept des «toilettes accueillantes» appliqué par douze cafés, bars et restaurants qui donnent libre accès à leurs toilettes contre une indemnité annuelle de 1000 francs.

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