Football: «On ne peut pas se permettre de perdre une mi-temps»

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Football«On ne peut pas se permettre de perdre une mi-temps»

Charles-André Doudin aimerait voir Neuchâtel Xamax FCS se montrer beaucoup plus constant. Dès ce dimanche à Lugano pour le «match de la peur».

par
Tim Guillemin Neuchâtel
Charles-André Doudin: «On prend trois buts contre Zurich, trois contre GC, deux à Thoune… Comment voulez-vous gagner un match dans ces conditions?»

Charles-André Doudin: «On prend trois buts contre Zurich, trois contre GC, deux à Thoune… Comment voulez-vous gagner un match dans ces conditions?»

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Dimanche dernier, juste avant le coup d'envoi entre Xamax et le FCZ à la Maladière, le kop neuchâtelois a sorti une banderole «faite maison» avec un message limpide: «Un match dure nonante minutes». Michel Decastel ne l'a pas vue. Charles-André Doudin, lui, oui.

Le milieu de terrain xamaxien est d'ailleurs d'accord avec ses supporters: «On fait le même constat. On a manqué de constance durant quelques matches. Mais contre Zurich, c'était mieux, je trouve. On a été solides en première période et assez bons en deuxième. On a eu peut-être dix minutes de flottement, mais globalement, on était bien dedans.»

L'origine du message des fans neuchâtelois se trouve dans les matches face à GC et Thoune notamment. Les deux fois, Xamax est passé complètement à côté de sa première période avant de réagir après la pause. Contre les Sauterelles, ça n'a juste pas suffi pour revenir au score. Contre Thoune, oui. «Mais il aurait pu y avoir 4-0 à la pause pour Thoune. La vérité, c'est que si on perd une mi-temps à chaque fois pour se mettre en route, on ne peut rien espérer du tout en Super League. On ne peut tout simplement pas se le permettre!», a rappelé le numéro 10 xamaxien.

«Si on n'est pas à 100%, on ne gagne pas le match»

Son entraîneur Michel Decastel est bien sûr du même avis: «Si on n'est pas à 100%, on ne gagne pas le match, c'est tout. Cette expérience de six mois en Super League nous a enseigné ça. On n'a pas de marge, contrairement à la saison dernière en Challenge League. Globalement, je trouve qu'on ne fait pas assez de points à la maison. On est encore un petit peu naïfs.»

Un point réjouissant de la saison neuchâteloise réside dans la production du jeu. «On est assez constants à ce niveau-là, c'est vrai, estime Charles-André Doudin. Sur le plan offensif, on n'est pas trop mal, mais on prend trop de goals. Attention, je ne parle pas des défenseurs. C'est une faute collective, qui concerne tous les joueurs, y compris les milieux de terrain et les attaquants. On prend trois buts contre Zurich, trois contre GC, deux à Thoune… Comment voulez-vous gagner un match dans ces conditions? C'est impossible. Collectivement, dans le jeu, on s'est montré souvent supérieurs à certaines équipes, mais il faut trouver la bonne balance entre la jouerie et la solidité.»

Un match à l'enjeu très important dimanche

De la recherche de cet équilibre dépendra sans doute le maintien, ou non, de Neuchâtel Xamax FCS en Super League. Pour autant que les Xamaxiens ne soient pas largués à Noël... A ce titre, le déplacement de dimanche à Lugano sera très important, l'écart entre les deux équipes étant de quatre points. Un coup d'œil au classement suffit à comprendre l'enjeu de cette partie.

A noter que la situation des Tessinois ne s'est pas améliorée depuis le changement d'entraîneur et le départ de Guillermo Abascal, puisqu'ils restent sur une série de trois défaites en trois matches.

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