Actualisé 04.02.2019 à 11:03

«On ne peut pas tous être Roger Federer»

Tennis

En pleine tourmente dans son Australie natale en raison de son comportement avec l'équipe de Coupe Davis, le tennisman Bernard Tomic a adopté une drôle de ligne de défense.

par
duf
Tout au long de l'interview, Bernard Tomic a également envoyé des clins d’œil répétés à la journaliste Allison Langdon.

Tout au long de l'interview, Bernard Tomic a également envoyé des clins d’œil répétés à la journaliste Allison Langdon.

Le torchon continue de brûler entre Bernard Tomic (26 ans) et la Fédération australienne de tennis. Le joueur, aujourd'hui classé au 85e joueur mondial, mais longtemps considéré comme les plus grands talents du circuit à son émergence, voici une dizaine d'années, a réitéré ses menaces à l'encontre de son compatriote Lleyton Hewitt, ancien No 1 mondial et actuel capitaine de l'équipe australienne de Coupe Davis.

Dimanche soir en Australie, à l'occasion d'une interview diffusée dans l'émission «60 Minutes Australia», sur la chaîne Channel 9, Tomic a défendu sa position en affirmant qu'il «mettrait Hewitt K.-O. si jamais il se trouvait à moins de deux mètres» de lui. L'enfant terrible, assis à côté de son père, John, a toutefois nié avoir menacé la famille de son glorieux aîné. «Je lui ai bien envoyé un message menaçant. Les mots exacts étaient: «Si tu viens à un mètre de moi je t'assomme.» Et il le sait. Mais ai-je mentionné sa famille? C'est très bas de la part de Lleyton de dire ça. Quel genre de personne faut-il être pour impliquer la famille et les enfants? Je crois que c'est un des trucs les plus minables que je l'aie entendu dire. Me faire passer pour aussi mauvais que ça. Le fait qu'il ait dit ça, s'il approche à deux mètres...»

Tout au long de l'interview, Bernard Tomic a également envoyé des clins d’œil répétés et plutôt dérangeants à la journaliste Allison Langdon. Lorsque cette dernière a indiqué que l'enfant terrible avait un véritable problème de popularité en Australie, celui-ci lui a d'abord lancé: «voulez-vous venir au restaurant avec moi?», avant de fièrement répondre à coups de clins d'oeil qu'il s'agissait d'une affaire d'«amour-haine» entre le public australien et lui. On ne peut pas tous être Roger Federer, s'est d'ailleurs défendu Tomic, faisant référence à l'immense cote de popularité internationale du Bâlois, souvent considéré comme un gendre idéal se tenant à l'écart de toute frasque.

La Fédération australienne de tennis a accusé «Bernie» de tenter de saboter délibérément son équipe de Coupe Davis et lui a retiré tout soutien à la suite de propos tenus lors du dernier Open d'Australie. Tomic y avait affirmé que «personne n’aime plus Lleyton». Selon le bad boy, l’équipe australienne de Coupe Davis est minée par de profondes divisions. Hewitt a répondu que le joueur tentait de lui faire du chantage et qu’il l’avait physiquement menacé. John Tomic a aussi ajouté de l’huile sur le feu en affirmant qu’il voulait porter plainte contre Hewitt pour un incident remontant à 2010, quand Bernard Tomic était un débutant en Coupe Davis, durant lequel le double vainqueur de tournois du Grand Chelem aurait fait pression sur le jeune talent.

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