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CancerOn peut diminuer les séances de radiothérapies

De nouvelles méthodes permettent de limiter les effets secondaires des traitements.

par
Laurent Keller
Le professeur Jean Bourhis, chef du Service de radio-oncologie du CHUV, a bousculé les pratiques cliniques de l’hôpital vaudois. 95% des patients profitent désormais de sa quête de précision pour bénéficier de traitements moins lourds.

Le professeur Jean Bourhis, chef du Service de radio-oncologie du CHUV, a bousculé les pratiques cliniques de l’hôpital vaudois. 95% des patients profitent désormais de sa quête de précision pour bénéficier de traitements moins lourds.

Sébastien Anex

Une nouveauté va soulager les patients: les effets secondaires des radiothérapies anticancer peuvent être réduits. Les équipes du Professeur Jean Bourhis, chef du service de radio-oncologie du CHUV, ont réussi, en 2013, à limiter fortement ces effets, si lourds pour les malades. Le moyen? Passer par davantage de précision dans les radiations, ce qui permet de diminuer le nombre de séances pour certaines formes de maladie. Le traitement de certains cancers de la prostate pourrait, par exemple, se faire en 5 séances au lieu de 39.

Une révolution médicale

Une vraie révolution dans le monde médical, qui aura également des impacts économiques. Bertrand Kiefer, responsable de la «Revue médicale suisse» confirme: «Un courant de fond appelle à une médecine plus retenue. Il rappelle que l’éthique d’Hippocrate, c’est d’abord de ne pas nuire. Or, surtraiter, c’est nuire aux patients.

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