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Votations«On peut être plus strict sans dénoncer les accords»

Philipp Müller, président du PLR, promet une nouvelle campagne la semaine prochaine contre l'initiative UDC «contre l'immigration massive».

par
Fabian Muhieddine
Philipp Müller, le président du PLR, pense pouvoir encore convaincre la majorité des indécis à voter contre l'initiative UDC.

Philipp Müller, le président du PLR, pense pouvoir encore convaincre la majorité des indécis à voter contre l'initiative UDC.

Alessandro Della Valle, Keystone

La tendance s'inverse. Cette semaine, un sondage de la SSR révèle que l'initiative UDC contre «l'immigration de masse» – le peuple vote dimanche prochain – a le vent en poupe. Pourtant Philipp Müller, président du PLR suisse, pense que les opposants ont encore toutes leurs chances. Il annonce même que dès la semaine prochaine une nouvelle campagne sera lancée dans les journaux. «Jusqu'à présent, explique-t-il, toute la campagne contre l'initiative s'est focalisée sur l'argument économique. Et il est très important, notamment en ce qui concerne les bilatérales. Pour la semaine qui reste, nous allons faire campagne sur le thème de la migration.»

Nouvelle campagne dans les journaux

Le cœur du message consistera à expliquer aux gens que «la Suisse peut être plus stricte sans dénoncer les accords». Plutôt que de jouer sur le nombre d'étrangers avec des contingents comme le propose l'UDC, Philipp Müller rappelle que la Suisse peut réduire la durée des séjours accordés. Il ajoute: «Aujourd'hui, un ouvrier engagé par un paysan obtient directement un permis de 5 ans. La Suisse pourrait demander aux employeurs de limiter la durée. D'ailleurs, le parlement a accepté plusieurs propositions allant dans ce sens. Et Simonetta Sommaruga doit présenter une loi.»

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